Du grand cinéma

Simon
Simon Richard
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Première de Période infernale

C’est devant une salle Albert-Dumouchel comble que le Vaudreuillois Adam Tanguay a présenté la première de Période infernale. Un film qui dénonce l’intimidation et veut changer le comportement des témoins, qui trop souvent gardent le silence.

Pour Adam Tanguay, cette projection est la concrétisation d’un rêve. « Personne ne croyait en mon projet au départ, explique-t-il. Ça m’a donné encore plus de motivation pour aller de l'avant. » L’auteur a été lui-même victime d’intimidation lors de son passage au primaire et au secondaire. Il a puisé dans son vécu pour écrire son scénario. Il avait mené un projet sur l’intimidation avec le Carrefour jeunesse-emploi Vaudreuil-Soulanges. A par la suite germé l’idée d’écrire un moyen métrage sur l’intimidation. Adam Tanguay a entamé l’écriture du scénario chez lui.

Michel Dubé, producteur et coauteur de Période infernale, a cru à ce projet. Il confie d’ailleurs avoir été victime d’intimidation plus jeune, puis agresseur pour se protéger : « C’est l’intimidation que j’ai faite qui me fait le plus mal aujourd'hui. »

Dominic Bouffard, réalisateur de Période infernale, a réussi sa mission, soit toucher les gens. En effet, plusieurs spectateurs avaient les larmes aux yeux lors de la projection. Le réalisateur est autant plus engagé dans le projet que sa fille a subi de l’intimidation. « Les parents aussi deviennent victimes de l’intimidation de leurs enfants », a-t-il déclaré.

Cette projection est le résultat de plus de trois ans de travail pour Adam Tanguay et Michel Dubé. Dominique Bouffard participe intensivement au projet depuis les 14 derniers mois.

Environ 200 figurants ont participé au tournage. À elle seule, la scène finale en a nécessité 110.

Après le visionnement, une partie de l’équipe a été présentée à l’auditoire. Une période de questions a d’ailleurs permis à certains spectateurs de s’exprimer.

Une pluie d’éloges

Les spectateurs avaient peu de questions, mais de nombreux éloges pour l’équipe, en particulier pour son auteur. Humblement, Adam Tanguay a partagé les honneurs avec tous ceux qui ont contribué au succès de son moyen métrage. Plusieurs intervenants ont révélé avoir été eux-mêmes victimes d’intimidation par le passé.

« Sache, Adam, que tu fais partie de l’histoire avec ton film aujourd’hui, a déclaré une participante. J’ai travaillé sur ce dossier pendant 10 ans, et c’est la première chose de concret que je vois. »

Un guide d’animation accompagnera éventuellement le film afin de pousser plus loin la réflexion sur l’intimidation. L’équipe espère pouvoir distribuer à grande échelle son film, en particulier dans les établissements scolaires.

Les personnes désireuses d’obtenir plus d’information peuvent visiter le http://periodeinfernale.com/.

Organisations: Carrefour

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Derniers commentaires

  • Chantal Charpentier, M.Éd., Ps.Éd.
    22 novembre 2011 - 20:26

    C'est avec grand plaisir que j'ai regardé le produit final du film: Période Infernale auquel j'ai participé à titre de personne ressource et de figurante depuis avril 2011. J'ai été touchée par les arrangements musicaux et visuels qui laissent passer les émotions vécues par les personnages. Témoin de l'implication de plus de 50 jeunes élèves bénévoles du collège Bourget pour un total de 36 heures sur deux fin de semaine, en plus de trois soirées avec les pensionnaires, je peux dire que les jeunes se sont donnés à fond et que nous sommes fiers d'avoir prêté nos ressources et nos locaux pour la réalisation de ce film qui va exactement dans le sens de notre projet éducatif qui prône le respect, l'ouverture et l'acceptation des différences pour la création d'un monde meilleur. Merci Adam d'avoir osé dire! Chantal Charpentier, M.Éd., Ps.Éd., Hypnothérapeute, Formatrice et Coach.

    • Julie Blaquière
      23 novembre 2011 - 20:03

      Film sensé et sensible, sans saveur politique, ce que l'on aurait peut-être aimé selon le point de vue ou l'on se place mais qui atteindra sûrement l'auditoire qu'il cible, les témoins de cette violence, entre autre. Un film qui a réussi à faire pleurer une mère en colère qui a grandement souffert d'impuissance vis-à-vis les problèmes scolaires de son enfant en ce qui a trait à l'intimidation. Un baume au coeur quand on pense au chemin parcouru par ce jeune Adam Tanguay pour le réaliser et le crédit qui lui sera accordé afin que son film puisse être distribué dans les milieux scolaires et servir de matériel pédagogique. Merci et bravo Adam!