En juin, le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Claude Béchard, prévenait les producteurs agriculteurs de la fermeture du « bar ouvert » en référence aux remboursements accordés par son assureur, la Financière agricole du Québec. En effet, la Financière a resserré ses règles pour résorber ses manques à gagner, qui se sont élevés à 1,75 milliard de dollars en 2009. Le gouvernement lui demande maintenant de s'autofinancer. À la suite du remaniement ministériel, le ministre Béchard a conservé son poste, et il en sera de même pour sa politique. Toutefois, certaines corrections ont été apportées au programme afin de répondre aux demandes de l’UPA.
Une période de transition pour les secteurs de veaux d'embouche et de l’agneau.Ainsi, la mesure ne sera totalement en application qu'à compter de 2013. Pour l'année 2011, elle sera réduite de 50 %, et de 25 % en 2012. Cette application progressive permettra d'atténuer les retombées de la mesure d'efficacité pour les 4, 500 entreprises dans le secteur veaux d'embouche et les 800 entreprises productrices d'agneaux.
Par ailleurs, puisque le gouvernement s'est engagé à assumer la totalité du déficit d'opération accumulé au 31 mars 2010 de La Financière agricole, la nouvelle enveloppe budgétaire pour 2010-2014, de même que les surplus pouvant s’effectuer durant cette période, seront dédiés uniquement aux programmes et à leur fonctionnement. En outre, la Financière agricole procédera au 31 mars 2013 à un bilan de sa situation budgétaire et financière, à la suite de quoi différents scénarios d'ajustements pourraient être envisagés.
La Financière agricole possède un encours de prêts qui atteint 4,3 milliards de dollars et des valeurs assurées qui s'élèvent à plus de 5 milliards de dollars.




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