En effet, l’Agroparc de Pont-Château, d’une cinquantaine d’arpents, a été « récupéré » par la Ville de Coteau-du-Lac, explique Camille Loiselle, répondant en formation agricole de la Montérégie Ouest. Est ensuite né un projet de revitalisation, le DEP en production laitière du Centre des Moissons, enrichi avec la production animale, si bien que le volet équin a pris son envol.
Dès le 26 août, les premiers étudiants acquerront donc compétences et connaissances dans divers domaines : reproduction, soins, nutrition, entretien de bâtiments, récolte, implantation de culture, soudure....
Selon Donald Millaire, directeur du centre à la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands, l’objectif est de former du personnel notamment en régie d’écurie. L’entente de partenariat entre le Centre des Moissons, la Ville de Coteau-du-Lac et la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands permettra de répondre aux besoins criants des employeurs sur le plan de la main-d'œuvre qualifiée.
@CI : « Le besoin est tellement présent que les demandes rentrent de tout bord, tout côté! » — Donald Millaire
De nombreux postes en régie d’écurie sont à pourvoir. Cependant, les techniciens diplômés de l’Institut technologique agroalimentaire de Sainte-Anne-de-la-Pocatière préfèrent s’en tenir à l’entraînement des chevaux. Quant aux palefreniers, ils ne possèdent malheureusement pas toutes les compétences techniques pour devenir gérants d’écurie, observe Camille Loiselle. Il n’y a donc pas d’école, à l’heure actuelle, pour ce type d’emploi. En fait, les employeurs de la région doivent la plupart du temps former eux-mêmes leurs employés. Cette nouvelle formation comblera cette importante lacune.
Des experts au service des étudiantsCertes, des instructeurs chevronnés enseigneront aux étudiants. « Le talent et la compétence ne manquent pas dans la région », insiste Camille Loiselle. Parmi le personnel enseignant, on compte un maréchal ferrant, un vétérinaire, une technicienne vétérinaire et une nutritionniste, agronome de surcroît.
Marie-Claude Loiselle, technicienne vétérinaire attitrée, enseignera notamment l’anatomie, la physiologie, la manipulation au sol et les soins préventifs.
Les initiateurs de ce projet pensent déjà à offrir de la formation complémentaire, par exemple monter à cheval. On pourra éventuellement suivre à l’Agroparc des ateliers relatifs au monde équin.
Jusqu’à tout récemment, le manège intérieur de l’Agroparc servait d’entreposage à la Ville de Coteau-du-Lac. Sa fondation (footing) sera donc refaite pour accueillir les chevaux. Et une piste de course pour chevaux sera utilisée. Ainsi, la dizaine de chevaux du programme, variant en âge et en caractère, y garderont la forme. Un nouveau manège extérieur avec chute est prévu dès l’automne. Ainsi, on pourrait enseigner en formation continue des disciplines comme le gymkhana et le reining. Enfin, un ou deux manèges ronds seront aménagés pour le travail en liberté et l’équitation éthologique.
Chose certaine, les initiateurs de ce projet sont visionnaires. L’Agroparc Pont-Château offrira peut-être un jour des sentiers de randonnée et de TREC et un terrain de polo, qui sait? Le besoin crée l’organe, dit-on!
Les personnes désireuses de suivre cette formation d’un an (1215 heures) sont priées de composer le 450 225-1084. Les bénéficiaires de l’assurance emploi sont admissibles à une allocation d’Emploi-Québec. Avis aux finissants : la Financière agricole peut vous offrir une prime à l’établissement allant jusqu’à 20 000 $. (E.V.)

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