L’enseignant en informatique de l’école secondaire Soulanges de Saint-Polycarpe, parti en avril dernier pour un périple à vélo autour du monde, doit arriver sous peu en Géorgie, si ce n’est déjà fait. Après avoir franchi les Maritimes et l’océan Atlantique jusqu’en Irlande, Benoit Tousignant a dû affronter 100 kilomètres de montagnes. Pas évident. « Mon arrivée à Istanbul a été magique », affirme Benoit dans son livre de bord. « Depuis que je suis à Istanbul, j'ai rencontré des Québécois chaque jour. C'est surtout lorsqu'ils parlent ou lorsque je parle que la rencontre se fait », de mentionner le CycloNomade. Il a notamment rencontré deux filles de Vaudreuil-Dorion et… un enseignant du primaire en plus. « Qui a dit que le monde était petit? » se demande-t-il. Auparavant, le CycloNomade avait été charmé par la beauté des pays bordant le Danube. « Benoit a été très malade en Bulgarie », révèle sa mère, Suzanne Otis. De fait, il a perdu 12 jours en Bulgarie à la suite d'une fièvre mystérieuse.
Au programme pour les prochains jours? Benoit entreprend la traversée asiatique de la Turquie, la Géorgie, l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, et le Kirghizstan. Et la Chine? « J'ai rencontré un cycliste autrichien ici, à Istanbul, qui venait de faire le voyage jusqu'en Ouzbékistan et Kirghizstan. Le visa pour entrer en Chine n'est plus disponible. Impossible de l'obtenir, donc impossible d'y entrer. Je garde encore espoir. Je serai à Tachkent à la fin août; les choses peuvent changer d'ici là. Mais, selon les informations que j'ai réussi à glaner, il semble que ça risque d'être encore plus difficile », explique Benoit Tousignant. Si la situation ne change pas, le CycloNomade devra franchir le pays en avion.
Jusqu’à présent, notre globe-trotter a parcouru quelque 6 700 kilomètres.
Originalement, le CycloNomade devait parcourir 27 pays sur quatre continents. Cette expédition représente près de 40 000 kilomètres de route, soit 150 kilomètres par jour et plus de 10 millions de coups de pédale. Ce n’est pas rien.
Il convient de rappeler que ce projet se veut croisade pour l’environnement. L’idée de base consistait à demander aux élèves de produire une lettre d’engagement en faveur de l’environnement. Dans ces lettres, les jeunes doivent exprimer leurs préoccupations à l’égard de l’environnement, prendre un engagement concret pour protéger l'environnement et aussi proposer une action que le gouvernement canadien pourrait mettre de l’avant dès maintenant. L’objectif? Ni plus ni moins une collecte de 40 000 lettres. Lors de son départ, le CycloNomade en avait reçu plus de 14 000.

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