Les citoyens méconnaissent souvent le poste de directeur général. Pourtant, il s’agit d’un rôle primordial pour assurer un lien étroit entre les élus et l’administration. À Hudson, on retrouve Louise Villandré; à L’Île-Cadieux, Gisèle Fournier; à Notre-Dame-de-l'Île-Perrot, Micheline L. Morency; à Pointe-des-Cascades, Christianne Cyr; à Pointe-Fortune, Diane Héroux; à Rigaud, Chantal Lemieux; à Rivière-Beaudette, Céline Chayer; à Très-Saint-Rédempteur, Lise Couët; à Vaudreuil-Dorion, Manon Bernard; à Vaudreuil-sur-le-Lac, Claudia Chebin; à Saint-Lazare, Lucie Gendron; à Saint-Polycarpe, Micheline Déry; à Saint-Télesphore, Nicole St-Pierre; et, enfin, à Saint-Clet, Nathalie Pharand.
Chantal Lemieux de Rigaud a commencé comme technicienne en loisirs à Châteauguay et ensuite à Rigaud en 1991. Elle poursuivait simultanément ses études en administration publique avec l’École Nationale d'Administration publique. Lorsque le directeur général a pris sa retraite, en 2006, elle a manifesté son intérêt pour le poste. Mme Lemieux aime bien ce métier qui lui permet de toucher à plusieurs domaines : la greffe, les loisirs, les travaux publics, l’urbanisme, le service des incendies, etc. Les directeurs généraux sont de véritables chefs d’orchestre. « Notre quotidien est toujours différent », déclare-t-elle.
Lucie Gendron de Saint-Lazare partage cette passion pour le milieu municipal. Les deux femmes aiment particulièrement leur rôle rassembleur. « Les politiciens nous apportent les préoccupations des citoyens et nous facilitons la réalisation des projets », explique Mme Lemieux.
Mme Gendron, détentrice d’une formation en droit, a tenté sa chance dans le milieu municipal en 1991 dans l’Outaouais. « Ils cherchaient une personne pour aider dans la négociation des conventions collectives, dit-elle. Le droit et le municipal se recoupent. »
Elle se souviendra toujours de sa première séance au conseil municipal. Quelque 300 personnes étaient présentes. « Ça criait, ça s’insultait. C’était une période mouvementée dans cette ville », raconte-t-elle.
Un début houleux, mais très formateur. Car dans ce monde, il faut bien communiquer avec la population et avoir une bonne capacité d’adaptation.
Le monde municipal, ailleurs
En vérité, Mme Gendron a fait preuve d’une grande capacité d’adaptation lorsqu’elle a travaillé en Afrique pendant près d’un an. Elle a aidé le maire d’une commune à adopter une structure municipale plus cohérente. « Ils sont à des années-lumière de notre système municipal », dit-elle. Pour 40 000 habitants, il y avait trois employés municipaux. Les élus essaient de travailler de concert avec les chefs de villages traditionnels et la corruption est malheureusement une réalité à combattre. Certains employés ne sont pas payés pendant plusieurs mois à cause d’un système de comptabilité inconstant.
Cependant Mme Gendron refuse de juger sévèrement les Africains. « Ils ont peu d’argent et les gens font tout pour survivre. Que ferions-nous à leur place? » s’exclame-t-elle.
En cette Journée de la femme, Mme Gendron a une pensée toute spéciale pour la situation des filles dans les pays en voie de développement. Lors d’une visite dans une école, elle a été frappée par la faible proportion de filles en classe. La polygamie et le mariage de fillettes sont fréquents. « Une femme a même voulu me donner sa petite fille, se souvient-elle. Pas pour lui donner une meilleure vie, mais pour pouvoir la marier à mon fils. J’ai appris rapidement qu’il y a encore beaucoup à faire dans le monde pour les femmes. »

.gif)




.gif)
.jpg)
