La Montérégie arrive au second rang des régions au chapitre des gens satisfaits de leur vie de couple. Avec 70 %, ils terminent tout juste derrière le nord du Québec où les gens sont satisfaits à 74 %. L’Abitibi-Témiscamingue complète ce podium avec 69 %.
Seule la Ville de Montréal est sous la barre des 60 % avec 56 % des gens s’estimant satisfaits de leur vie de couple. Pour l’ensemble de la province, il est question de 64 %.
Mieux encore : dans Vaudreuil-Soulanges, on atteint le 17e rang en matière de satisfaction. Ce sont 74 % des citoyens de la MRC qui se disent satisfaits lorsqu’ils sont en couple. En fait, 15 % des personnes interrogées ne sont pas en couple et seulement 9 % disent ne pas être satisfaits de la vie à deux.
L’insatisfaction dans une vie de couple peut souvent mener à l’infidélité. « Les gens tentent d’exprimer leurs besoins à leur conjoint, mais ne sont pas clairs. C’est le syndrome du « Devine », comme je l’appelle, explique Lysiane Pilon, sexologue clinicienne et psychothérapeute pratiquant à Vaudreuil-Dorion. Ils ne veulent pas blesser l’autre et évitent de parler de certaines choses, poursuit-elle. Des insatisfactions s’insèrent alors et c’est l’effet boule de neige. Il arrive que la personne rencontre une autre personne avec qui elle a des atomes crochus. Elle voit les défauts chez son conjoint, mais pas chez l’autre. Elle favorise alors cette relation où ça va mieux et c’est alors que ça arrive. Ça arrive même si ça n’a jamais fait partie des valeurs de la personne. »
Tromper son conjoint
Il ne s’agit toutefois pas de la majorité des gens. En Montérégie, seulement 23 % des citoyens ont déjà songé à avoir une aventure. C’est chez les 30-39 ans, ce taux est plus élevé, atteignant 28 %. À Vaudreuil-Dorion, la moyenne de la région est conservée à 23 %. « Les gens viennent surtout me voir quand c’est arrivé, précise celle qui offre des thérapies individuelles et de couple. Les remords et la culpabilité entrent en ligne de compte. Ils ne comprennent pas toujours la raison pour laquelle ils sont passés à l’action. Je suis là pour montrer aux gens comment gérer les émotions, car celles-ci nous informent de nos insatisfactions. Nous sommes dans une société où l’on n’a pas appris à prendre en considération certaines émotions. Les gens qui vivent des moments difficiles peuvent venir me voir et apprendre à gérer. Ils ressentent de la colère et de la frustration parce qu’ils se sentent incompris par leur conjoint. Je montre à la personne à faire une mise au point. Après cinq ans de vie commune, il se peut que les objectifs de couple changent. Il faut alors agir avec l’autre et faire une mise au point. Mais ce ne sont pas toutes les personnes qui sont prêtes à faire une thérapie au même moment dans leur vie », indique Lysiane Pilon, depuis son paisible bureau du boulevard Harwood à Dorion. « Si la personne est capable de faire le tour de ses besoins, elle sera alors capable de l’expliquer à l’autre. Il faut comprendre nos besoins et se respecter pour obtenir le respect de l’autre et offrir un respect mutuel », souligne-t-elle.
Seuls 8 % des gens de 18 à 29 ans ont dit avoir songé à tromper leur conjoint en Montérégie. Le taux est de 19 % chez les 60 ans et plus.

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