Vos enfants auront-ils une vie plus ou moins facile que la vôtre? Au Québec, 14 % de la population adulte estime que sa progéniture aura une vie plus facile que la sienne. Ce taux passe à 13 % en Montérégie. Les parents les plus optimistes habitent la Gaspésie et les Îles-de-Madeleine. Au total, 16 % des répondants adultes de ce coin de pays jugent que les enfants d’aujourd’hui auront la vie plus aisée. À l’opposé, 38 % croient que la vie de leurs enfants sera beaucoup moins facile. Ce taux est encore plus élevé en Montérégie : 41 %. À Montréal, le tiers de la population estime que l’avenir s’annonce moins facile pour l’actuelle génération d’enfants.
En Estrie, 14 % des répondants croient que les enfants auront une vie plus facile qu’eux. Toutefois, près de la moitié des adultes interrogés, soit 46 %, craignent une vie plus difficile pour leurs enfants.
Quels jugements posent-ils? Les répondants craignent-ils des droits de scolarité inabordables, la société de plus en plus consommatrice ou encore l’écart entre les classes sociales? Ont-ils peur de la retraite tardive ou plutôt du nombre croissant de maladies dégénératives?
Dans les 23 municipalités de Vaudreuil-Soulanges, 454 adultes ont été interrogés. Quelque 16 % des lecteurs de L’Étoile tendent à penser que leurs enfants auront une vie plus facile qu’eux. Une vie aussi facile? Près du tiers des répondants, soit 29 %, le supposent. Quelque 40 % craignent un avenir moins facile. Seulement 16 % des répondants affirment ne pas avoir d’enfants.
Geneviève Fournier, 30 ans, éducatrice spécialisée en milieu scolaire, travaille dans une école primaire de L’Île-Perrot. Cette mère d’une fillette de deux ans voit en cette question plusieurs pistes de réponse.
« Plusieurs aspects sont à considérer. En tant qu’éducatrice en milieu scolaire, je constate que les médias prennent une place importante dans la vie de l’enfant. Il a une facilité d’accès à l’information par l’entremise de tous les médias, ce qui peut lui rendre la vie plus facile. Que fait-il de cette abondance d’information? Comprend-il vraiment ce qu’il voit ou lit? Construit-il ainsi son identité? Nous, éducateurs, devons agir en tant que guides en vue d’une réelle facilité », explique Geneviève Fournier.
« La relation parent-enfant évolue vers un partage des perceptions. Il faut alors demeurer présent, et ouvert à l’enfant. En tant que jeune maman, je tente d’intégrer des valeurs de respect de soi ou autres dans l’éducation de mon enfant. Une saine communication sera essentielle au développement de ma fille. Je me ferai également guide dans la construction de son identité. Aura-t-elle la vie plus ou moins facile que moi? Je crois sincèrement que, si nous croyons en nos enfants, ils auront la force de s’adapter à la société que nous avons créée », ajoute la charmante maman.
Les jeunes adultes d’aujourd’hui réfléchissent-ils à l’avenir avant de concevoir un enfant? Les résultats de cette enquête tendent à le prouver. À la question Projetez-vous d’avoir un enfant d’ici les 12 prochains mois?, 7 % de la population du Québec a répondu « probable », 4 % « fort probable » et 3 % « assez probable ». Quelque 93 % des répondants adultes ont répondu « improbable », 11 % « peu probable » et 82 % « pas du tout probable ».
En Montérégie, 9 % des répondants envisagent avoir des enfants et 91 % y ont renoncé.
Les lecteurs de L’Étoile disent vouloir un enfant au cours des 12 prochains mois à 10 %, et 90 % ne veulent pas d’enfants.
Un résultat somme toute assez surprenant si l’on considère le nombre de jeunes familles s’étant établies dans la région au cours des dernières années.
Vaudreuil-Soulanges a récemment connu le plus gros boum de naissance au Québec. Elle est l’un des seuls endroits où des écoles devront être construites.

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