Les suivis de la qualité de l’eau de surface tiennent compte des propriétés physicochimiques et bactériologiques à l’aide de l’indice (IQBP). Cet indice rassemble 11 paramètres. Les résultats obtenus à la suite de l’échantillonnage effectué dans la zone du bassin versant de la Châteauguay ne sauraient être représentatifs de toute la région puisque l’occupation du territoire et les types de sols sont différents. Toutefois, les grands enjeux demeurent les mêmes. La qualité de l’eau, en effet, est déficiente à son entrée en sol québécois en raison d’une concentration de matières organiques liée à l’utilisation des sols. D’autre part, les concentrations de substances chimiques (atrazine) excèdent la recommandation pour l’eau potable. La présence de triazine, métaux, BPC, pesticides organochlorés, HAP, phtalates, acides gras et résiniques a également été documentée. Ainsi, la contamination au mercure de source géologique ou industrielle entrave la qualité de la chair de poisson. Les espèces les plus touchées, à savoir le grand doré, le grand brochet et l’achigan à petite bouche, présentaient des concentrations plus élevées de mercure que le critère de 0,5 mg/kg établi par Santé Canada pour la consommation humaine.
Maintien de la qualité et de la disponibilité de l’eau souterraineQuant à la qualité de l’eau souterraine, elle est souvent de meilleure qualité. C’est une très bonne nouvelle compte tenu de son importance comme source d’approvisionnement en eau potable. Toutefois, des précautions particulières doivent être prises afin d’éviter leur contamination. C’est le cas des lagunes de Mercier où l’emmagasinage de déchets industriels liquides entraîne encore aujourd’hui une très importante contamination.
Des perturbations d’origine anthropiques : dragage de la voie navigable, nettoyage des cours d’eau, présence d’ouvrages de retenue des eaux, artificialisation des rives et érosion subséquente sont également à contrôler afin de réduire les dangers de contamination.
Une part importante de la population s’approvisionne en eau potable à même les réserves d’eau souterraine. Il est actuellement difficile d’évaluer la disponibilité de la ressource et la recharge de l’aquifère régional puisque trop de facteurs naturels ou anthropiques demeurent inconnus.
Enfin, la région supporte de nombreux rôles et fonctions de l’eau, tant écologiques que socio-économiques, dont la navigation, le transport, la pêche, la production agricole, l’approvisionnement en eau potable, l’embouteillage, la production hydroélectrique et l’irrigation. L’accès difficile aux plans d’eau à des fins récréatives représente une autre problématique à résoudre.
Source : Commission régionale sur les ressources naturelles et le territoire

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