La presque totalité des terrains en question ont ainsi été symboliquement acquis par les participants. Actuellement administrés par la Société générale de financement, ils sont la propriété des Québécois et étaient censés être conservés. Mis en vente à la mi-juin, ils se trouvent sous le régime du contrôle intérimaire et ne peuvent être lotis.
Martina Hoft, du comité de l’anse à l’Orme, espère toutefois que le territoire sera sauvegardé pour conservation. La Municipalité devra cependant déposer une demande de changement de zonage, ces terrains étant actuellement en zone résidentielle et commerciale.
En 2004, la Ville de Montréal a identifié ce secteur comme l’un des 10 éco-territoires à protéger sur l’île de Montréal. D’une valeur écologique indéniable, il accueille notamment de nombreuses populations d’oiseaux migrateurs et d’espèces d’amphibiens en danger, en plus de constituer l’habitat de la dernière population résidente de cerfs de Virginie sur l’île de Montréal.
Bordé au nord par le Parc agricole du Bois-de-la-Roche, au nord-est par le parc de l’Anse-à-l’Orme et le Cap Saint-Jacques et au sud par le bois Angel, cet habitat encore naturel abrite une biodiversité importante. Sa situation géographique en fait un territoire de choix comme zone tampon entre ces milieux naturels, évitant le morcellement.
Mise au courant de la situation, la députée de Soulanges, Lucie Charlebois, a communiqué avec la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp. Déjà en discussion avec le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Clément Gignac, les élues espèrent en arriver à une entente.
Selon Lucie Charlebois, la minsitre Beauchamp souhaite protéger ce territoire. Les échanges entre les deux ministères se poursuivront jusqu’à la fin août ou le début septembre.
Rappelons que, le 30 mai dernier, le gouvernement du Québec a versé une aide financière de plus de 2,6 millions de dollars à l’organisation privée sans but lucratif Canards illimités Canada. Ainsi, 60 hectares seront protégés le long de la rivière à l’Orme, face au territoire en litige mis en vente en juin.
Selon la Convention sur la diversité biologique, le morcellement a été identifié comme la cause principale de la réduction de la biodiversité.

.gif)




.gif)
.jpg)
