Pour le Conseil du bassin versant, l’eau est un défi mondial. « L’eau représente les deux tiers de la surface du globe, et pourtant cette ressource, indispensable à la vie, est l’enjeu du XXIe siècle. Si l’eau est très présente sur Terre, l’eau douce ne comprend que 3 % des réserves de la planète, dont les deux tiers sont bloqués sous forme de glace.
L’eau douce restante subit les pressions de la croissance démographique, de l’urbanisation, de l’intensification de l’agriculture et de l’industrialisation. » C’est ce qu’explique Emily Sinave, chargée de projets au COBAVER-VS.
En effet, cette ressource renouvelable, mais non inépuisable, est en constante régression. Près d’un habitant de la planète sur cinq n’a pas accès à l’eau potable, et 40 % de la population mondiale, soit plus de deux milliards de personnes, n’a pas accès à un système d’assainissement des eaux usées.
« L’activité économique influe de manière importante sur les ressources en eau douce. En effet, environ 70 % de l’eau douce prélevée mondialement est utilisée en agriculture. L’industrie est responsable d’environ 20 % de la consommation d’eau douce, qui augmente beaucoup depuis les années 1950, alors que 8 % alimente la consommation domestique. En un siècle, nous avons multiplié par six notre consommation d’eau, soit le double de la croissance démographique », déclare cette détentrice d’une maîtrise en écologie.
Le Québec a l’avantage de posséder une part importante de la réserve mondiale, soit 3 %. Ces réserves sont réparties dans 4500 rivières, un demi-million de lacs et un fleuve important. Cette situation confère à cette province des responsabilités sur le plan international, notamment celles de protéger la ressource et d’adopter une approche exemplaire à l’égard de tous les aspects de la gestion de l’eau.
Évidemment, cela s’applique également au territoire de Vaudreuil-Soulanges, à vocation fortement agricole, qui regroupe 19 bassins qui versent dans la rivière des Outaouais et le fleuve Saint-Laurent.
« La gestion des enjeux liés à l’eau commence par la participation accrue des citoyens et des acteurs du milieu afin de reconnaître nos responsabilités devant une richesse que tous les pays ne possèdent pas en qualité et en quantité suffisantes », conclut Emily Sinave.


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