Membre de la Société de généalogie Vaudreuil-Cavagnal, Robert Daunais s’est particulièrement intéressé aux prénoms et aux noms de famille. « Ce n’est pas d’hier que des parents donnent des prénoms plutôt inusités à leurs enfants. À la fin du XIXe siècle, nous avons découvert une jeune fille dont le prénom était Ostie. Auparavant, au XVIIIe, on a trouvé des prénoms comme Italique, Illuminée… », révèle M. Daunais.
Au dire de ce dernier, il ne reste guère de traces de ces personnes puisque la plupart ont été inhumées dans l’ancien cimetière sous le presbytère actuel. D’autres reposent dans la crypte sous l’église.
Il faut dire qu’au XVIIIe siècle des municipalités comme Pointe-des-Cascades et Les Cèdres faisaient partie de la Paroisse Saint-Michel.
Parmi les autres prénoms moins fréquents de cette époque, on note Nolasque, Hospice, Iloedge, Orphir, Hermile, Nicéphore, Phyloxène, Pantaléon, Onéo et Illien chez les hommes et Auxiliatrice, Ubaldine, Glephire, Drolettine et Hermione chez les femmes. « Vous remarquerez que, sur les anciens calendriers, chaque jour célébrait un saint. Par exemple, le 22 novembre était consacré à sainte Cécile. Si une fille venait au monde le 22 novembre, il arrivait qu’elle hérite du nom de la sainte. Le même principe s’appliquait aux garçons, indique Robert Daunais. Les prénoms étaient également souvent octroyés d’après le nom du parrain ou de la marraine. »
Quant aux noms de famille, M. Daunais a recensé pas moins de 3035 Lalonde dans Vaudreuil seulement. « Dans mes recherches, j’ai même découvert une dame née sous un nom de famille avoir un autre nom de femme mariée et morte sous un autre nom », raconte M. Daunais. Mais cela, c’est une autre histoire...
Dans un prochain article : les prénoms les plus populaires du XXe siècle.

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