En effet, Cavalia n’est rien de moins que le plus grand spectacle d’art équestre au monde. Cavalia, c’est aussi une multinationale de 36 M$ de chiffre d’affaires annuel. Et un petit gars de chez nous en fera partie.
L’amour des chevaux a toujours habité Charles-Étienne Ménard. Dès son premier contact avec un cheval, à l’âge de quatre ou cinq ans, il a senti que le courant passait. « J’avais vu un cheval dans un paddock et je me suis approché. Je n’avais aucune crainte et je l’ai caressé. Je me souviens que j’étais si près que j’avais une jambe sur lui et l’autre sur la clôture. Ça a cliqué entre lui et moi », se souvient-il.
Étant jeune, il n’a jamais eu de chevaux à lui ou même côtoyé de chevaux. Sa communion avec la plus belle conquête de l’homme a donc pris du temps à s’exprimer.
« À l’adolescence, j’allais chez un ami qui avait des chevaux. En fait, je devrais dire des picouilles puisque ces chevaux étaient plutôt difficiles à monter. C’était comme monter des vaches tellement ils étaient incontrôlables », se rappelle-t-il. Cette expérience l’a toutefois conforté dans sa conviction que le monde des chevaux serait le sien.
Après avoir suivi une formation en équitation classique, grâce à laquelle il a vraiment découvert sa communion avec le cheval, Charles-Étienne, estimant tout de même ce monde un peu trop fou pour lui, suit une formation spécialisée en technique équine à Sainte-Anne-de-la-Pocatière.
Recruté par Cheval Théâtre, il entraîne les chevaux de substitution du spectacle et comprend vite qu’il lui faudra sortir du monde équestre traditionnel pour bâtir une relation harmonieuse avec le cheval et apprendre à communiquer avec lui.
Après La Fabuleuse Histoire d’un Royaume et Conquérant, Charles-Étienne, entraîneur-instructeur, travaille en solo et donne quelques spectacles dans Vaudreuil-Soulanges. Inspiré par des chuchoteurs réputés, il entreprend le travail en liberté avec sa jument arabe égyptienne Shelby, puis avec son canadien Merlin et, enfin, avec son petit dernier, Tango, un quarter horse appaloosa.
Il travaille également auprès des propriétaires de chevaux d’ici et d’ailleurs afin de rétablir la confiance entre le cheval et son maître.
Charles-Étienne, 29 ans, a produit une vidéo pour montrer ce dont il est capable aux dirigeants de Cavalia. « Ils m’ont évalué et m’ont fait part de mes forces et de mes faiblesses. Ma principale force, c’est mon calme. Ma principale faiblesse, c’est mon calme. Ils ont vu mon potentiel et ma façon de travailler avec un cheval. Ils ont constaté que j’étais capable de le lire », explique-t-il.
Il y a deux semaines à Sutton, ce Rigaudien a rencontré ses nouveaux amis de Cavalia, trois superbes chevaux dont il devra gagner la confiance. Au cours des prochains jours, après s’être entendu sur les dernières clauses de son contrat, il s’envolera pour Atlanta, puis Miami, où Cavalia devrait passer la saison hivernale.
Un petit gars d’ici fera donc frissonner le monde entier grâce à son amour des chevaux et à sa grande capacité de communication avec la gent chevaline.
Merci à Évelyne Villers de sa précieuse collaboration.

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