La décision de la Financière agricole à l’égard du programme Assurance collective Foin n’a certes pas eu l’heur de plaire à ces producteurs. De fait, la majorité des agriculteurs de Vaudreuil-Soulanges a dû conjuguer avec des pertes de foin de 70 à 100 % en 2009. Les caprices de Dame Nature ont encore une fois provoqué des retards dans les récoltes. Les agriculteurs ont donc engrangé le foin trop vite, du foin beaucoup trop humide pour offrir un minimum de qualité.
Qualité : voilà le mot-clé, avec, bien entendu, rendement. Pour offrir un minimum de qualité, les agriculteurs doivent investir dans des produits contribuant notamment à empêcher le foin de pourrir.
Les conseillers de la Financière agricole ont constaté les faits sur le terrain. Ils étaient eux-mêmes convaincus de la pertinence de la demande de dédommagement des agriculteurs pour les pertes encourues. Malgré tout, la Financière a dit non. Pourquoi? Les données qu’elle a recueillies auprès de quatre stations météo de Vaudreuil-Soulanges et sa formule mathématique ont conduit à un non-lieu. Les agriculteurs touchés ne seront donc pas remboursés.
Des producteurs payent une prime allant jusqu'à 3 000 $ par année. D’autres ont carrément décidé de ne plus la payer, la jugeant inutile.
Cette fameuse formule cause chaque année le même problème partout au Québec, au dire des représentants de la Financière présents à la rencontre du 16 février. Le pire, c’est que cette formule mathématique est en voie de s’appliquer à tous les programmes de l’assurance-récolte. Selon le syndicat de base affilié à l’Union des producteurs agricoles (UPA) de Saint-Jean–Valleyfield, les producteurs agricoles sont victimes de l’illogisme du système. L’UPA a donc un important dossier à défendre, selon le syndicat de base.

.gif)




.gif)
.jpg)
