La production agricole est à la merci des conditions météorologiques. Les écarts plus marqués des dernières années augmentent les pertes. Certes, les producteurs doivent composer avec cette réalité, mais le soutien financier doit également faire partie de la nouvelle agriculture.
En place depuis plus de 40 ans, le Programme d'assurance récolte couvre les pertes de revenus attribuables aux conditions climatiques imprévisibles et à des phénomènes naturels incontrôlables.
Le 13 juillet, la Financière agricole dévoilait les bilans de mi-saison pour l'ensemble des régions administratives du territoire québécois. Ces bilans décrivent, en date du 5 juillet, l'état des conditions climatiques et leurs retombées sur les cultures.
Dans la région administrative de la Montérégie, les conditions hivernales ont été propices à la survie des plantes pérennes et des pommiers. Par contre, dans les ruches, des pertes hivernales causées par la maladie ont été enregistrées.
La saison a débuté par une récolte de sirop d'érable supérieure à la moyenne, tant en quantité qu'en qualité. Mais le printemps très hâtif, avec peu de précipitations et des températures au-dessus de la normale, a fait chuter la production.
L'ensemencement des cultures annuelles a commencé très tôt et dans d'excellentes conditions. Toutefois, à la fin du mois d'avril, la neige est tombée sur toute la région. Il a fait ensuite un temps frais et pluvieux. Cela a nui à la levée de plusieurs champs de maïs-grain et de maïs sucré. Du gel au sol a été enregistré en mai dans toute la région, causant des dommages aux cultures de fraises, de pommes et de maïs sucré. Vers la mi-mai, une période de beau temps sec et chaud s'est installée, ce qui a permis de reprendre les semis dans de très bonnes conditions. À quelques reprises, de la grêle a abîmé des champs de cultures maraîchères et des vergers.
Le mois de juin a été caractérisé par des pluies fréquentes et des températures plutôt fraîches. Ces précipitations ont été très bénéfiques pour la levée et la croissance des cultures. La récolte des fraises et du foin a été devancée d'environ 10 jours par rapport à la période habituelle. Les rendements et la qualité de la première fauche de foin s'annoncent autour des moyennes. Quant aux rendements des cultures annuelles, ils devraient se situer autour des moyennes, sauf pour les fraises et les pommes dans les secteurs affectés par le gel ou la grêle, où l'on s'attend à ce qu'ils soient inférieurs.
Dans l’ensemble, la première partie de la saison s'est bien déroulée et le climat a été favorable à l'ensemencement et au développement de toutes les cultures.
Si les rendements ou la qualité des récoltes ne sont pas au rendez-vous à la fin de la saison, étant donné des conditions climatiques adverses ou des phénomènes naturels incontrôlables, la Financière agricole soutiendra les entreprises agricoles avec son Programme d'assurance récolte. C’est ce que mentionne le directeur du Centre de services de Saint-Hyacinthe, Pierre Girouard. Le bilan en chiffresLe nombre d’avis de dommages, en date du 5 juillet 2010, était de 2, 171, comparativement à 1, 814 à la même période en 2009, et à 1, 878 en moyenne pour les cinq dernières années. À elle seule, la protection pour le sirop d’érable en 2009 compte 613 avis de dommages. À ce jour, les indemnités versées atteignent 1, 027 300 $.