Lorsqu’un proche nous quitte comme l’a fait Maurice récemment, on a l’impression de perdre un être cher. Pourtant, il ne nous était que prêté. Personne nous appartient en exclusivité. Or, nous tenions à lui, à sa personnalité attachante, d’où notre sentiment de perte. On lui a confié un nouveau mandat dans une nouvelle vie, mais il sera toujours là pour les siens.
Maurice fut mon partenaire de golf à plusieurs reprises. Malgré sa bonne moyenne, il n’était pas compétitif. Il n’en avait pas le temps, occupé qu’il était à nous raconter toutes sortes d’histoire à la Père Gédéon! Il détaillait souvent des anecdotes relatives à son travail à l’Immigration. Il y en avait de savoureuses.
Il aimait aussi nous parler de sa Denise, qu’il appelait affectueusement sa Grise, et de son délicieux gâteau aux carottes, qu’il partageait avec moi. Mais, lorsqu’il discourait sur ses filles et, surtout, sur ses petits-enfants, on ressentait toute sa fierté. Nous avions même droit, à l’occasion, à une chansonnette. Il parlait tellement qu’il ne savait généralement pas où était sa balle! C’était donc notre responsabilité de la surveiller!
Selon son dire, Maurice a eu une très belle existence, entouré de tous ceux qu’il aimait. Il a su l’apprécier largement.
Maintenant, n’oublie pas, Maurice, de nous réserver un départ au Club de golf du Paradis. Je garde précieusement en mémoire notre dernière longue poignée de main, avec ton regard perçant, sur ton lit d’hôpital. Tu semblais vouloir me dire adieu.
Salut, Maurice, et bon voyage.
À la mémoire de Maurice Lalonde
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