La faune comme richesse naturelle



Elizabeth Caron
Publié le 9 Mars 2010
Publié le 16 Septembre 2010
Elizabeth Caron RSS Feed

Commission régionale sur les ressources naturelles et le territoire (CRRNT)

Sujets :
Commission régionale des élus de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent en vue de la production du Plan régional , Virginie , Salaberry-de-Valleyfield , Amérique du Nord

Le premier forum des partenaires de la CRRNT a eu lieu le 21 janvier à Salaberry-de-Valleyfield. Voici le dernier article d’une série de trois sur le travail de la Commission régionale des élus de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent en vue de la production du Plan régional de développement intégré des ressources naturelles et du territoire.

Faits saillants de la faune

Des récits historiques, écrits à partir des années 1880, décrivent une faune sauvage diversifiée. Le lynx du XIXe siècle se faisait très discret, le cerf de Virginie et l’orignal étaient alors abondants, et les ours et les loups occupaient le territoire avant la colonisation. Dès lors, les loutres et les castors ont pratiquement été exterminés par les autochtones et les coureurs des bois. La tourte voyageuse, considérée comme l’oiseau le plus abondant en Amérique du Nord, est disparue. Vers 1950, les coyotes ont fait leur apparition. Les oies et les canards sont en abondance, tout comme l’omble de fontaine, les ouaouarons et les couleuvres.

Le milieu aquatique, composé du fleuve, de lacs et de rivières, représente environ 10,8 % du territoire. La dégradation de sa qualité est rapide, notamment à cause de l’érection de barrages, de la gestion des niveaux des cours d’eau, de la contamination de l’eau et des sédiments, du drainage des terres et de la pollution diffuse.

Les milieux humides occupent quant à eux 6,3 % du territoire. Le milieu riverain constitue une zone de transition très importante entre le milieu terrestre et le milieu aquatique. On estime que 80 % des milieux humides en bordure du fleuve ont disparu.

Enfin, le milieu forestier et les milieux ouverts terrestres connaissent un déclin continu de leur diversité faunique.

Les espèces en situation précaire

On compte 42 espèces fauniques menacées ou vulnérables ou encore susceptibles d’être ainsi désignées. À ce total s’ajoutent la tourte voyageuse et 16 espèces en péril et protégées en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada.

Tableau des espèces précaires

Classes d’espèces Nombre d’espèces Espèces menacées ou vulnérables

Mammifères 50 2

Oiseaux nicheurs 200 12

Poissons 80 11

Reptiles 13 9

Amphibiens 20 6

Mollusques Nd 2

Espaces d’intérêt faunique

Dans le but de protéger la diversité faunique, on a légalement désigné certains milieux, soit 29 aires de concentration d’oiseaux aquatiques, quatre héronnières, 10 habitats du rat musqué, des habitats du poisson et des aires de confinement du cerf de Virginie en terres privées. De plus, sept sites de conservation des oiseaux, un site Ramsar, deux sites de terrains acquis par la FFP, quatre sites aménagés par Canards illimités Canada et des frayères et sanctuaires de pêche permettent de protéger et d’assurer la pérennité d’une certaine biodiversité.

Un survol des espèces nuisibles a permis compléter ce portrait avec les 22 espèces causant des dommages ou des perturbations, les 58 espèces exotiques envahissantes et les espèces associées à la transmission de maladies (rage, virus du Nil, tularémie et la maladie de Lyme).

Rôles et fonctions de la faune

Mal connue, l’importance économique de la faune est souvent associée à de simples fonctions esthétiques ou à des rôles socio-économiques mieux connus, dont la chasse et la pêche. Pourtant, la faune est responsable d’interactions cruciales au fonctionnement d’écosystèmes, au maintien de la diversité biologique et à la production de biens et de services environnementaux.

S’ils sont reconnus d’emblée, certains rôles économiques s’avèrent indissociables de leurs pendants socio-économiques. Parmi les rôles et fonctions écologiques joués par la faune en région, notons la création, l’entretien et le recyclage des éléments nutritifs du sol, la lutte biologique contre les insectes nuisibles, la pollinisation et la dispersion des graines.

Écrire un commentaire

Écrire un commentaire

Ce formulaire ne sert pas à envoyer l’article à un ami. Svp, utilisez le lien «Envoyer à un ami» en haut de la page pour ce faire.

L'Étoile n'est pas responsable des commentaires ci-dessous. Veuillez par contre, rester poli et respecter le sujet de la discussion. Si vous êtes membre, connectez-vous.

(Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Publicité

Blogueurs experts

R'H'évolution
Blogueur
Marie-Josée Lambert
Les agents de changement, qui...
… et si l’argent...
Blogueur
Julie Asselin
Après leur avoir fait cadeau de la...
En français, s'il vous...
Blogueur
Marie-Chantal Prévost
D'autres expressions calquées de...

Voir tous les blogs

Inscrivez-vous à notre infolettre et recevez vos nouvelles dès leur parution!


Publicité