La loi C-38 injuste pour les chômeurs?

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Christopher C. Jacques
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La coalition Coton-46 la dénonce

Salaberry-de-Valleyfield - La Coalition intersyndicale du Suroît Coton-46 dresse un tableau sombre des effets de la nouvelle loi C-38 sur les chômeurs. Ses membres dénoncent le mépris du gouvernement canadien envers les personnes qui perdent leur emploi.

Coton-46 affirme que la loi C-38 méprise les chômeurs.

Coton-46 se dit outré par les modifications apportées au régime de retraite par la loi C-38. Selon ses membres, l’élargissement de la notion d’emploi convenable est inacceptable, car elle force les chômeurs à rapidement accepter des postes qui ne correspondent pas à leur expérience ou à leurs compétences. Selon la coalition et le Comité chômage du Suroît, cette mesure est contre-productive sur le plan économique.

En plus de déplorer la restriction à l’accès aux mécanismes d’appel, la coalition s’inquiète du traitement des personnes occupant des emplois saisonniers. En effet, la loi C-38 crée une nouvelle catégorie de chômeurs, les prestataires fréquents. Le gouvernement définit ainsi les personnes ayant bénéficié de prestations au moins trois fois au cours des cinq dernières années. Ces prestataires seront tenus, après sept semaines de chômage, d’accepter tout emploi avec un salaire correspondant à 70 % de leur revenu antérieur.

Ainsi, selon la coalition, le gouvernement fait fausse route avec sa nouvelle politique, s’attaquant à la mauvaise cible alors que moins de 50 % des chômeurs ayant cotisé au régime sont admissibles à des prestations. Coton-46 est d’avis que l’administration Harper devrait s’affairer à créer des emplois de qualité et à soutenir le secteur manufacturier.

Organisations: Comité, Harper

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