Avant même les cérémonies d’ouverture et l’annonce de cette médaille, les Jeux olympiques de Vancouver ont été déclarés des plus respectueux du climat et les plus écolos de l’histoire. En fonction du rendement, la Fondation David-Suzuki a offert un podium aux Jeux olympiques de Vancouver en raison de leurs efforts de protection du climat. C’est ainsi que la Fondation David-Suzuki a présenté les résultats de son appréciation des efforts environnementaux en préparation des jeux de Vancouver.
Elle a jugé le rendement excellent dans de nombreuses catégories, surtout en matière d’installations et d’utilisation de l’énergie. « Le bronze se trouve parfois à quelques centièmes de l’or », a souligné Karel Mayrand, de la Fondation.
D’importantes avancées en lien avec la mesure des incidences sur le climat et la compensation des émissions ont été notées par rapport aux Jeux olympiques précédents. Toutefois, certaines faiblesses ont été identifiées, notamment le manque de système de transport durable de taille à léguer à la région. De plus, les Jeux n’ont pas réussi à donner aux solutions climatiques un profil prestigieux au sein des communications publiques.
L’environnement est l’un des trois piliers officiels du mouvement olympique. Si l’on considère la notoriété de la Colombie-Britannique en matière d’environnement, la sensibilisation et l’éducation auraient dû être beaucoup plus développées. Le talon d’Achille du COVAN est ici, en plus de manques au chapitre du transport, où les efforts laissent à désirer. Enfin, les émissions de gaz à effet de serre liées à la sécurité et au transport de la neige sont très importantes. Les organisateurs se font toutefois rassurants : ils confirment que ces émissions ont été prévues et qu’elles seront suffisamment compensées par l’achat de crédits de carbone.
Il sera très intéressant de réévaluer la situation après l’extinction de la vasque olympique, le 28 février.
La décision de la Fondation David-Suzuki se base sur le rendement dans 10 catégories :
1. Objectifs. Les objectifs sont solides relativement à l’efficacité énergétique et à l’énergie renouvelable, mais demeurent vagues à d’autres égards.
2. Transparence. Le COVAN s’est montré relativement transparent quant à son programme climatique.
3. Mesure des incidences sur le climat. Le COVAN a surpassé les Jeux précédents grâce à une approche rigoureuse et exhaustive.
4. Sites. Les Jeux olympiques de Vancouver laisseront à la région des édifices innovateurs et éconergétiques.
5. Consommation d’énergie. Des sources d’énergie propre ont été mises de l’avant.
6. Transports. Des occasions de réduire de façon durable les émissions du secteur des transports ont été manquées.
7. Réduction globale des émissions de GES. Les émissions totales seront réduites d’environ 15 %.
8. Compensation des émissions restantes. Le COVAN compte compenser l’émission de quelque 118 000 tonnes de carbone. Cette quantité, si considérable soit-elle, représente moins de la moitié des émissions liées aux Jeux.
9. Mobilisation des commanditaires. Déploiement de quelques initiatives visant les commanditaires et d’autres parties prenantes.
10. Engagement du public. Les Jeux olympiques sont une occasion incomparable d’interpeller des milliards de gens autour du monde et de les inciter à adopter des solutions aux changements climatiques. C’est toutefois dans cette catégorie que le COVAN a eu le moins de succès.

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