À la rentrée scolaire, les élèves devront porter un chandail ou une chemise choisis par l’école. Cependant, ils pourront choisir leurs vêtements du bas et leurs chaussures. Seul l’habillement pour l’éducation physique restera tel quel.
Avant de prendre cette décision, la direction a consulté les élèves et les parents. Lors de la remise des bulletins les 26 et 27 novembre, une centaine de parents ont été interrogés : 85 % étaient en faveur de l’imposition d’un costume partiel à l’école. Les 10 et 11 février, 25 % des parents présents aux soirées d’information sur les parcours de formation ont accepté à 70 % le costume partiel. Par contre, les élèves consultés (excluant les élèves de cinquième secondaire) ont rejeté l’idée à 80 %. « Nous avions un doute que les élèves n’accepteraient pas l’uniforme. Nous savions qu’il y aurait des récalcitrants. »
La direction envisageait l’uniforme depuis quelques années, estimant que, malgré le code vestimentaire, certains élèves transgressaient trop les règles, ce que confirme le directeur, Réal Beauchamp.
Déjà, la direction interdisait les bretelles spaghetti, les leggings et les jupes trop courtes. Néanmoins, les décolletés deviennent de plus en plus audacieux, les vêtements plus serrés et les soutiens-gorges paraissent de plus en plus. « Nous avons été irrités par la mode « bedaine » et Britney Spears. Nous avons un problème de «déshabillement » », explique Réal Beauchamp.
De plus, certains élèves changent leur tenue vestimentaire en fonction du professeur, car certains sont plus tolérants. Mais plusieurs vivent un malaise par rapport à l’hypersexualisation et au « déshabillement ». « Ce n’est pas agréable de devoir les rhabiller. »
De toute évidence, des chemisiers à boutons fixes et des chandails avec des manches règleront ces problèmes.
L’école tolère les perçages corporels et même les cheveux teints, et continuera de le faire. « Nous gardons une souplesse dans les règlements », précise M. Beauchamp. « Il y a place à l’expression. »
Aussi, selon M.Beauchamp, l’uniforme permettra de réduire le clivage financier entre les élèves et facilitera l’intégration de nouvelles cultures.
Après ce premier essai à l’automne, la direction décidera si l’uniforme complet sera adopté. « Si la demande existe, nous y penserons. Certains parents ont déjà demandé le costume complet », ajoute le directeur.
Quant au port de l’uniforme dans d’autres écoles dans la région, il s’agit d’une décision prise par chaque école. « Ça peut créer des attentes ailleurs. Chaque école jugera de la situation. »
Un comité, formé de membres du personnel, de parents et d’élèves, choisira la collection de vêtements pour l’an prochain. Ils devront tenir compte de plusieurs critères : coût, diversité de choix, originalité, durabilité des vêtements, fabrication (écoresponsable, produit québécois, respect des normes du travail), points de service à proximité et délais de livraison. Les chandails, les chemisiers, les débardeurs ou les pulls arboreront le logo et les couleurs de l’école.

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