La route bleue du Haut-Saint-Laurent : l’écotourisme à son meilleur



Erin O’Hare, chargée de projet, et Claire Lachance, directrice générale du Comité ZIP du Haut-Saint-Laurent, estiment qu’il reste encore six mois de travail avant que la route bleue devienne réalité. (Photo Daniel Cuillerier)

Erin O’Hare, chargée de projet, et Claire Lachance, directrice générale du Comité ZIP du Haut-Saint-Laurent, estiment qu’il reste encore six mois de travail avant que la route bleue devienne réalité. (Photo Daniel Cuillerier)

Publié le 2 Décembre 2009
Publié le 16 Septembre 2010
Marie-Jacinthe Roberge RSS Feed

Bientôt, elle devrait devenir réalité

Jeudi dernier, en conférence de presse, le Comité Zone d’intervention prioritaire (ZIP) du Haut-Saint-Laurent donnait les résultats de l’étude de faisabilité d’une route bleue dans le Haut-Saint-Laurent. Les conclusions montrent que la région pourrait bientôt jouir d’un produit écotouristique de grande valeur.

Sujets :
Tourisme Suroît , Comité ZIP du Haut-Saint-Laurent , Saint-Laurent , Québec , La Vallée-du-Haut-Saint-Laurent

S’inscrivant dans le vaste projet du Sentier maritime du Saint-Laurent, comprenant plus de 2500 km de rives, les routes bleues du Québec sont des tracés régionaux proposés aux plaisanciers pour parcourir les rives de notre magnifique fleuve. Chacune d’elles suggère au passage des arrêts et services permettant la découverte de sites touristiques, tout en protégeant les milieux fragiles. Elles comprennent toutes un répertoire de cartes proposant notamment des accès de mise à l’eau, des abris d’urgence et des services d’hébergement et de restauration, tous illustrés par des pictogrammes.

Destinées surtout aux amateurs de kayak et de canot, les routes bleues, implantées dans quatre régions du Québec, s’harmonisent entre elles. Cinq autres projets de route bleue sont actuellement en cours, dont celui du Haut-Saint-Laurent.

Produit écotouristique

Le Sentier maritime du Saint-Laurent vise à favoriser l’accès au fleuve et à ses beautés et une meilleure cohabitation entre les propriétaires riverains et les usagers du monde aquatique, tout en assurant une protection optimale des milieux humides fragiles. Ce sont là les bases de l’écotourisme, forme de tourisme en forte croissance.

Pour Denis Brochu, directeur général de Tourisme Suroît, la concrétisation de la route bleue du Haut-Saint-Laurent serait un atout important pour la région. « Cela s’inscrit parfaitement dans la promotion que nous faisons de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent et de son remarquable axe de canaux. Ce sera sans aucun doute un atout supplémentaire pour vendre notre région et en renforcer l’image au Québec », se réjouit-il. Le tracé provisoire de la route bleue du Haut-Saint-Laurent propose un circuit d’environ 100 km de rives à découvrir.

Embûches à l’écotourisme?

Malgré des tronçons plus problématiques, notamment les barrages d’Hydro-Québec, le canal de Soulanges et la traversée de la voie maritime du Saint-Laurent, les promoteurs du projet gardent espoir d’ouvrir ces enclaves, qui l’empêchent de se joindre au Sentier maritime du Saint-Laurent.

Malgré ces embûches, Denis Brochu y voit une belle occasion de développement de l’écotourisme. « Rares sont les gens qui font les 100 km de circuit en une seule journée. Ces points d’arrêt, et même de portage, ne seraient pas un frein à la pratique du canot ou du kayak chez nous », estime-t-il.

Les routes bleues doivent proposer des arrêts d’urgence à tous les 5 km ou moins et des sites d’hébergement à tous les 15 à 20 km. Pour l’essentiel, la route bleue du Haut-Saint-Laurent répond à ces exigences. Ce qu’elle propose aux touristes est donc tout à fait conforme aux normes, enclaves ou pas.

Réflexion bénéfique

Par ailleurs, pour celui qui travaille depuis des années à faire valoir l’omniprésence de l’eau dans le Suroît, l’ensemble des démarches entreprises par le Comité ZIP du Haut-Saint-Laurent entraîne une réflexion bénéfique au développement touristique. « Cela pousse les gens à s’interroger sur le fameux enjeu d’accès aux plans d’eau; j’en suis content. Cependant, on se rend compte qu’on part de très loin. Beaucoup de municipalités riveraines ne possèdent même pas de terrains publics pour permettre l’accès à l’eau. Avant, cela n’était pas une priorité. Aujourd’hui, les élus y sont sensibilisés, mais il faut maintenant avoir les fonds nécessaires pour se porter acquéreur d’un terrain riverain et le rendre accessible au grand public », explique Denis Brochu, néanmoins fort encouragé pour la suite des choses.

Pour en savoir plus, lire la chronique Environnement en page 36.

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