En Montérégie, 32 % des répondants ont peur du temps qui passe, mais 65 % se disent sereins avec l’incontournable réalité de l’âge. « La plupart des gens n’ayant pas peur de vieillir sont des gens très actifs. Pour les retraités, ça signifie garder la forme, reprendre un travail à temps partiel et s’occuper de leurs petits-enfants, mais, pour chacun, il s’agit d’être actif », explique Pauline Dandurand-Bertrand, présidente de l’association des retraités de l’enseignement du Québec, secteur les Trois-Lacs. Étonnamment, 42 % des jeunes de 18 à 29 ans ont peur de vieillir tandis que 57 % ont précisé ne pas s’en faire. Parmi les 30 à 39 ans, 40 à 49 ans et 50 à 59 ans, ce chiffre tourne toujours aux alentours des 30 %. Quant aux Montérégiens de 60 ans et plus, seulement 26 % d’entre eux ont peur de vieillir, contre 71 % qui affirment le contraire.
Dans Vaudreuil-Soulanges, un quart des gens interrogés lors de la vaste enquête « Découvrez le vrai visage du Québec » ont un frisson en voyant les années passer. Plus de 73 % n’y voient pas d’inconvénient.
Pour Pauline Dandurand-Bertrand, qui a travaillé de nombreuses années à la Cité-de-Jeunes, le passage obligé est la bonne préparation. « Ceux qui ne sont pas préparés s’ennuient. Dans notre groupe, les gens sont actifs jusqu’à environ 80 ans. Après, ils relaxent et se la coulent douce », dit en riant cette amoureuse de chapeaux affirmant être presque plus active que lorsqu’elle était sur le marché du travail. « Nous préparons de nombreuses activités et les gens participent. Il n’y en a pas beaucoup qui s’assoient et qui attendent la mort », ajoute celle qui jure ne jamais s’ennuyer.
Rentes, argent et santéPour plusieurs retraités, les plus grands sujets de soucis sont directement liés au gouvernement et non à eux. Le régime de rentes, les rentrées d’argent, mais aussi, et surtout, le système de santé. « Quelques-uns s’inquiètent du secteur de la santé. Il faut être vigilant et surveiller ce que fait le gouvernement », déclare avec enthousiasme Pauline Dandurand-Bertrand. « Nous voulons aussi amener le gouvernement à se pencher sur la perte constante du pouvoir d’achat des personnes retraitées de l’État, dont la rente est pratiquement gelée alors que le coût de la vie augmente sans cesse, ajoute-t-elle. On ne demande pas la lune. On veut simplement que le gouvernement s’assoie avec nous et discute sérieusement de solutions durables à la perte constante de notre pouvoir d’achat. »
Agir et soutenirAu cours de la prochaine année, les membres de l’AREQ Montérégie vont agir à l’égard de la protection du pouvoir d’achat des personnes retraitées, de leur santé et leur mieux-être, de la condition des femmes et des hommes, de l’environnement, du développement durable ainsi que de la place des aînés dans la société.

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