Les automobilistes sont-ils des «Ben Hur»?
Pourquoi, une telle question? Parce que chaque fois qu’il y a des accidents graves de la route, c’est la jeunesse qui est particulièrement impliquée. On ne comprend pas comment cela arrive. On se révolte face à ces tragédies, on se sent impuissants. Pourtant, on veut faire quelque chose pour arrêter cela. C’est le ressentiment de chacun d’entre nous.
Avant tout, il faut comprendre le fonctionnement de l’être humain. Il a des gènes, qui lui transmettent un héritage qui cumule depuis fort longtemps. L’être humain a toujours été un chasseur, un guerrier, un conquérant et maintenant il devient un prédateur.
Prenons comme exemple: la vitesse qui est un phénomène de notre société. Elle permet d’aller plus vite acquérir un marché, de doubler la concurrence, de transmettre des informations, etc.
Les lois, les règlements, les codes sont essentiels pour réguler la vie en communauté. Ainsi, l’être humain est conditionné à la loi du groupe. Par rapport à tout cela, il a besoin de s’exprimer, car de temps en temps, la nature revient au galop.
Que se passe- t-il aujourd’hui? Lorsque l’être humain prend le volant, il devient un être libre, maître à bord. À ce moment-là, il a besoin de se faire monter l’adrénaline pour obtenir une sensation de pouvoir, mais surtout de liberté, et à une certaine vitesse, cela devient une jouissance, après c’est de l’inconscience. Son véhicule devient comme le char de «Ben Hur». Remarquez comment il se comportait! Il était fier sur son char, il allait plus vite que celui de son rival. Ses chevaux étaient plus puissants et rapides. Pendant la course, il conduisait sans respect de l’autre, il doublait dans des conditions difficiles, parfois n’importe comment, comme le font certains conducteurs d’aujourd’hui.
Qui n’a pas eu envie de faire une pointe de vitesse? Qui n’a pas essayé? QUI!...
L’être humain au volant deviendrait-il un ben Hur? Certains vont peut-être se reconnaître.
De nos jours, le char devient le symbole de la personnalité, de la réussite. Il doit être beau, éclatant, puissant et avoir beaucoup de chevaux sous le capot. Il sert aussi à épater les copains et à servir parfois de sex-appeal. Il veut conquérir, il retrouve cette sensation de liberté et profite pour transgresser les codes, règlements, lois, etc.
Parfois l’erreur est sans appel et le drame arrive.
Les causes des accidents : 60% sont dus au comportement humain. La vitesse est une des causes fréquentes. L’alcool est un autre facteur, il réduit le champ de vision et ne permet plus d’évaluer les dimensions, distances et ralentit les réflexes. La drogue inhibe le conducteur qui perd alors toute notion de lois du groupe et la notion de danger. Les routes (20%) sont des pistes, les petites déformations se transforment en minitremplin et à une certaine vitesse le véhicule perd contact avec le sol (comme l’aquaplaning) et sa trajectoire devient incontrôlable.
Les solutions :
L’idéal est d’avoir un circuit de vitesse où chaque automobiliste puisse s’exprimer avec son propre véhicule en se faisant monter l’adrénaline. La jeunesse a besoin de connaître des sensations. A ce jour, cela s’exprime dans de mauvaises conditions et des drames arrivent.
La jeunesse est frustrée de ne pouvoir s’exprimer, ce qui entraîne parfois de profonds ressentiments qui s’expriment par la prise d’alcool. Ce qui permet d’être dans un monde libéré. La prise de drogue les déconnecte complètement de la vie. Puis vient le suicide qui est une autre cause qui frappe la jeunesse. Pourtant, les parents ont étés jeunes, leur époque était plus tolérante que celle d’aujourd’hui. Alors acceptons qu’ils puissent se faire plaisir.
Les campagnes de vidéo-choc de la SAAQ ne sont pas à la hauteur des images des journaux télévisés. Les guerres, les catastrophes nous montrent des images plus fortes. Il y a aussi les films ou les jeux vidéo qui sont plus sanguinaires.
Les radars servent juste à récolter de l’argent. Un exemple : en Europe, les radars fixes (7500 en Europe) sont signalés par des panneaux, 300 mètres avant leur emplacement. Dans les ordinateurs d’aide à la circulation, la position des radars est enregistrée en coordonnées GPS et vous avertissent de leurs présences. Que se passe-t-il? Il y a un ralentissement, puis après avoir dépassé le radar, tout le monde accélère de nouveau. Ceux qui se font prendre, ce sont les étourdis.
Il faudrait limiter la puissance des véhicules pour les jeunes conducteurs. Ils doivent avoir un apprentissage de la conduite d’un véhicule et connaître ses réactions, afin de réagir aux imprévus.
La prévention est la meilleure solution. Cette liste n’est pas exhaustive, le sujet et ses réflexions ne sont pas épuisés.
Je vous remercie de me faire parvenir vos idées, commentaires et suggestions au courriel : laroutelavie@yahoo.ca
Claude G. Rey, Notre-Dame-de-l’Ile-Perrot