Konstantin Koslov avec les membres de sa famille, soit Nina, son épouse, sa fille, Diana et son fils, Igor. (Photo Daniel Cuillerier)
Des racines ukrainiennes fières et profondes
Konstantin Koslov et sa petite famille
Canadiens et fiers de l’être, Konstantin Koslov et sa petite famille, son épouse, Nina et ses enfants, Diana, 8 ans et Igor, 12 ans, citoyens de la ville de Pincourt, ont précieusement conservé leurs racines russes-ukrainiennes.
Ingénieur dans le domaine des télécommunications, Konstantin Koslov vit au Canada depuis l’an 2000. Que des Russes originaires de l’Ukraine viennent s’installer au Canada n’est certes pas nouveau, puisque cette communauté est fort importante ici, et il est toujours agréable de les visiter, car ils sont toujours sympathiques et chaleureux. Les raisons qui les amènent dans notre pays sont cependant souvent fort différentes. « Avec la fin de l’Union soviétique et la chute du régime communiste, bien des emplois ont été perdus, particulièrement au sein d’entreprises oeuvrant dans le domaine militaire. C’était mon cas. L’avenir s’annonçait donc moins rose et nous avons donc pensé émigrer », relate Konstantin. Mais pourquoi le Canada ? « J’ai beaucoup voyagé en Europe et les pays sont petits. Le Canada est un grand pays. Ça nous prenait de grands espaces. Ensuite, le climat est presque identique au pays d’où nous venons. Ma ville natale est bordé par un fleuve, Montréal également. Et ici, les gens sont très ouverts d’esprit, plus qu’en Europe. De plus, le Canada a toujours été reconnu comme une terre d’accueil pour les immigrants », explique Konstantin Koslov. Même si le climat du Canada et de la Russie est similaire, il n’en reste pas moins que lorsque que lui et sa famille sont arrivés, le 22 avril 2000, il y avait encore de la neige et il faisait 5 degrés à Montréal alors que dans son pays, en cette période, il fait environ 20 degrés. Premier choc. « Le deuxième choc, c’est qu’il me fallait apprendre le français. Je parlais un peu anglais, sans plus. Grâce au programme Cofi, j’ai pu apprendre avec d’excellents professeurs. Je suis également allé à l’Université de Montréal pour parfaire la langue », explique-t-il.
Le difficile chemin vers l’emploi
Il est rarement facile de trouver un emploi lorsqu’on arrive dans un nouveau pays. Le cheminement de Konstantin Koslov n’a pas non plus été facile, car son emploi est très spécialisé, mais une entreprise de Dorval, fondée justement par un Russe, l’a embauché, comme elle a embauché d’autres employés originaires de Russie, d’ailleurs. « L’entreprise sait que la Russie forme de bons ingénieurs », précise Konstantin qui œuvre pour cette entreprise depuis 3 ans.
Son épouse, Nina, quant à elle, travaille comme éducatrice dans un centre de la petite enfance.
Pour Konstantin Koslov, il est beaucoup plus facile d’émigrer pour les Russes qu’auparavant. « Toutefois, il arrive que des visas, pour le Canada, par exemple, soient refusés aux touristes russes, car les autorités craignent que ceux-ci ne veuillent plus revenir », dit-il. Ce qui nous amène à parler de la Russie d’aujourd’hui. Konstantin croit que la démocratie en prend pour son rhume en Russie depuis que Vladimir Poutine est le numéro un. « Il s’est attribué tous les pouvoirs », dit simplement notre néo-canadien.
Ce qui le console, c’est que l’Ukraine est un pays économiquement en meilleure santé que la grosse Russie. « L’économie de l’Ukraine se développe plus vite et est beaucoup plus forte que celle de la Russie », énonce-t-il.
À la maison, la famille Koslov parle français et russe. Lorsque les Koslov sont arrivés au Canada, Diana était toute petite et Igor commençait à peine l’école. À 37 ans, Konstantin Koslov se dit fier d’être Canadien et les Canadiens, quant à eux, peuvent être fiers de compter en son sein, une si belle petite famille.