Une résidente de Saint-Polycarpe suit religieusement les indications recommandées en se brossant les dents avec de l’eau de source. (Photo Bianca Diorio)
E. coli dans l’eau brute
L’avis d’ébullition de l’eau toujours en vigueur à Saint-Polycarpe et à Sainte-Justine
Depuis le 19 mai, les résidents de Saint-Polycarpe et de Sainte-Justine-de-Newton sont tenus de faire bouillir leur eau à cause des risques de contamination à la bactérie Escherichia coli (E. coli).
Le premier avis, datant du 19 mai et émis par le responsable d'un réseau d'aqueduc municipal avait pour but d'aviser la population visée que l'eau ne doit pas être consommée à moins d'avoir été bouillie au moins une minute. Des tests effectués à cette date ont démontré la présence de la bactérie E. coli et d’entérocoques dans l’eau des sources qui alimentent les deux municipalités. Un avis d’ébullition avait été immédiatement envoyé aux citoyens de Saint-Polycarpe et de Sainte-Justine-de-Newton. Selon le maire de Saint-Polycarpe, Normand Ménard, la partie des sources affectées est toujours vulnérable, ce qui explique pourquoi l’avis d’ébullition est toujours en vigueur. « Des prélèvements (effectués au collecteur nord, sud et au puits 4) et des tests sont effectués tous les jours depuis ce temps, et les résultats sont bons », de dire Normand Ménard, qui précise que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs demande que l’avis soit toujours actif. Selon Hélène Boyer, de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie, jusqu’au 17 juillet les prélèvements effectués démontraient toujours la présence de la bactérie E.coli.
Heureusement, depuis le tout premier avis d’ébullition, aucune nouvelle à l’effet qu’une personne aurait été affectée d’une façon ou d’une autre n’est parvenue aux autorités municipales.
De son côté, le conseiller municipal et maire suppléant Jean-Yves Poirier précise que le réseau est en phase de caractérisation. Selon lui, le tout devrait être complété en septembre, ce qui devrait du même coup permettre de résorber tout problème de contamination ou, en tout cas, permettre de lever l’avis d’ébullition de façon définitive. De plus, un projet d’amélioration du volume d’eau, projet évalué à 3 M$, contribuera nettement à favoriser une meilleure qualité de l’eau.
En attendant, l’eau est traitée au chlore, mais, si le problème persiste, le ministère pourrait demander à la Municipalité de traiter l’eau, par exemple, au moyen de rayons ultraviolets.
Les mesures de précaution
En plus de faire bouillir l’eau, les résidents doivent prendre d’autres précautions en attendant que l’eau retrouve une meilleure qualité. Il convient de boire de l’eau embouteillée et d’utiliser celle-ci pour se brosser les dents, faire la glace, laver et préparer les aliments. Il faut également éviter d’absorber de l’eau dans le bain ou la douche.