La solution pour contrôler la vitesse sur la rue des Sables repose-t-elle sur une surveillance accrue. Mais par ailleurs, comment endiguer le volume de circulation? (Photo Daniel Cuillerier)
Les résidents de la rue des Sables se mobilisent
Sécurité routière à Saint-Lazare
Devant le laxisme du maire de Saint-Lazare, Paul Carzoli, vis-à-vis les revendications des citoyens de la rue des Sables, qui ont déposé une pétition afin de prendre des moyens de réduire le trafic et décourager les amateurs de vitesse dans leur quartier, lesdits citoyens ont décidé de prendre le taureau par les cornes.
Dès cette semaine, plusieurs résidents stationneront leurs voitures devant leur domicile plutôt que dans leur entrée, histoire de rétrécir la voie et de décourager ceux qui sont tentés de dépasser les limites de vitesse. « Le 7 août dernier, nous avons calculé qu’entre 15 h et 16 h, pas moins de 82 automobiles, 11 camions et 5 motos ont emprunté la rue des Sables. Et nous n’étions même pas à l’heure de pointe », révèle Nicole Delorme qui a tenu à réagir aux propos du maire rapportés en ces pages. « Il est faux de prétendre que les études sur la vitesse dans notre secteur n’ont pas démontré des résultats significatifs. Lorsque le trafic a été évalué sur la voie nord, entre le 23 août et le 29 août 2005, l’étude a démontré que la vitesse moyenne enregistrée était de 52,86 km/heure. Sur le 85 % d’automobilistes qui ont franchi cette moyenne, 17 roulaient au-dessus de 91 km/heure et n’oublions pas que la limite de vitesse y est établie à 40 km/heure », rappelle Mme Delorme qui ajoute qu’il y a deux ans, en plus, il y avait moins de trafic qu’aujourd’hui.
En plus de la petite étude qu’ont effectué les résidents le 7 août, Mme Delorme rapporte que le lendemain, le mercredi soir 8 août, des jeunes s’amusaient à courser, à pleine vitesse sur la rue des Sables, les voitures côte à côte. « J’ai communiqué avec le maire le lendemain et on m’a répondu que ce dernier était prêt à m’accorder 15 minutes le 24 août prochain et c’est tout », de relater Mme Delorme.
Avec leurs voitures stationnées dans la rue, les résidents croient que les automobilistes, qui n’auront plus qu’un passage étroit, n’auront pas le choix de ralentir.