Annonces classées | Nos Hebdos
CSTL
L'Étoile
EnteteET
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Casser la croûte de façon saine

Mélanie Meloche-Holubowski par Mélanie Meloche-Holubowski
Voir tous les articles de Mélanie Meloche-Holubowski
Article mis en ligne le 10 octobre 2007 à 9:07
Soyez le premier à commenter cet article
Casser la croûte de façon saine
Le siège social de Première Moisson continue d’agrandir pour desservir un marché de plus en plus grand. (Photo Daniel Cuillerier).
Les pains « Agrinature » de Première Moisson
Casser la croûte de façon saine
Les pains de Première Moisson sont connus pour leurs saveurs exquises et la présidente de la compagnie, Liliane Colpron espère que la dégustation de ses produits est un retour aux saveurs d’autrefois, ceux confectionnés avant l’industrialisation.

Ce n’est pas pour rien que l’entreprise a comme slogan « L’art du vrai ». La qualité des pains provient directement du choix d’ingrédients de haute gamme et du souci de la production. Depuis un mois, tous les pains (sauf ceux qui sont biologiques) portent le sceau « Agrinature », une mention qui certifie que le blé utilisé a été cultivé de façon naturelle.
Agrinature
Les chimiques et les additifs ne sont pas des ingrédients qui sont acceptés dans les produits de Première Moisson. « Dès le début, nos farines ne contenaient pas d’agents de blanchiment, pas d’agents de maturation et aucun agent de conservation », explique Mme Colpron. Les boulangers utilisent de plus du sel de mer et de l’eau de source pour assurer la meilleure qualité possible.

Cependant, il était difficile de contrôler la qualité du blé lorsqu’il provenait de l’ouest du pays ou des États-Unis. « Nous n’avons aucune idée des produits utilisés sur le blé, ou si le produit pourrait être génétiquement modifié ». Donc Mme Colpron a décidé d’obtenir un meilleur contrôle sur la provenance du blé, en favorisant l’achat de blé au Québec.

Première Moisson a signé un contrat avec 85 agriculteurs à travers le Québec. « Ça donne un bel espoir pour les agriculteurs de la province », dit Mme Colpron.

Pour réussir cette mission, Première Moisson a créé une nouvelle structure corporative qui réunit le groupe d’agriculteurs Agrifusion, les Moulins de Soulanges et la Meunerie Milanaise.

En plus de supporter l’économie locale, il s’agit d’une occasion d’inciter les agriculteurs à cultiver de façon plus environnementale. De plus en achetant au Québec, la pollution reliée au transport des grains est diminuée.

De plus, Première Moisson a obtenu le sceau « Agrinature » du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, ce qui fait de l’entreprise la première boulangerie qui utilise de la farine de blé exclusivement québécoise, sans intrant chimique.

Le sceau « Agrinature », autrefois nommé « Un grain de santé », cherche à minimiser les impacts écologiques et d’offrir du blé qui a été cultivé sans engrais chimiques et pesticides. « Ainsi, nous pouvons contrôler la provenance des ingrédients et pouvons contrôler la boucle alimentaire », explique Mme Colpron.

Cette certification ne fait pas des pains dit « biologiques », mais le blé est cultivé naturellement. Obtenir le sceau « biologique » est beaucoup plus difficile à obtenir et est très dispendieux. « Il faut offrir un équilibre, » dit Mme Colpron. « Nous voulons offrir des produits qui sont bons pour la santé, mais qui peuvent être achetés de tous ».
Toujours en croissance
Première Moisson s’est classée au 206e rang parmi les 500 plus grandes entreprises du Québec en 2006. Elle était classée au 249e rang en 2005. L’entreprise compte maintenant 720 employés, tous au Québec et 15 magasins dans la grande région du Montréal métropolitain. En 2006, Première Moisson a fait des revenus de 70 $ M et un bénéfice net de 4,9M$.

C’est en 1992, que Première Moisson a ouvert ses portes à Dorion et à Terrebone.

Première Moisson a rejeté le modèle de franchise, optant plutôt pour le concept de partenariat à parts égales où les partenaires s’investissent à 50 %. Chaque partenaire signe un contrat d’affiliation pour assurer qu’ils maintiendront la qualité et le concept de Première Moisson. Cependant, ils retiennent une bonne part d’autonomie dans la gestion de leurs magasins et ils séparent dans les mêmes proportions les dividendes.

Entre 1994 et 2003, 11 nouvelles boulangeries partenaires ouvrent leurs portes. De plus, des projets d’expansion prévoient l’ouverture d’une boulangerie à Québec et à Laval.

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


La question du net