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Constater pour mieux agir

Rapport des Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement

Elizabeth Caron par Elizabeth Caron
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Article mis en ligne le 19 octobre 2007 à 13:29
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Vaudreuil-Dorion Photo Bianca Diorio
Constater pour mieux agir
Rapport des Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement
Les faits saillants du rapport annuel sur les Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement, préparé par Environnement Canada, Statistique Canada et Santé Canada, ont été publiés lundi dernier. Ce rapport, le troisième du genre, devrait paraître dans son intégrité, en décembre 2007.

La qualité de l’air, les émissions de gaz à effet de serre et la qualité de l’eau douce représentent les trois domaines analysés dans le but de fournir à la population des renseignements plus réguliers et plus uniformes de l’impact des activités humaines sur l’environnement. Les indicateurs de la qualité de l’air présentent les mesures de l’exposition des Canadiens à l’ozone troposphérique et aux particules fines, l’indicateur des émissions de GES comptent les rejets annuels canadiens par la mesure de six gaz à effet de serre responsables des changements climatiques et l’indicateur de la qualité de l’eau douce utilise l’Indice de la qualité des eaux entériné par le Conseil canadien des ministres de l’environnement.

De 1990 à 2005, la population du Canada a augmenté de 17 % pour atteindre les 32,3 millions de personnes. Dans Vaudreuil-Soulanges, on peut facilement imaginer les pressions que peuvent représenter une croissance de cette envergure sur l’utilisation des ressources, la production des déchets, les émissions de GES et l’augmentation de la pollution de l’air et de l’eau. Règle générale, le rapport témoigne de certaines victoires, mais la menace augmente. Si des résultats sont visibles quant à la pollution générée par habitant, la hausse de la pollution totale, en relation à l’augmentation de la population, est considérable.

Sans donner une image complète de l’état de santé de notre environnement, les indicateurs permettent de constater les lacunes en matière de respect des lois et règlements en vigueur au pays.
Qualité de l’air
Les indicateurs de la qualité de l’air se retrouvent dans la mesure de l’exposition à l’ozone troposphérique et aux particules fines, communément appelé smog (combinaison d’oxydes d’azote NO et NO2 et de substances carbonées : monoxyde de carbone CO et composés organiques volatils Cov). Ces mesures sont effectuées du 1er avril au 30 septembre. De 1990 à 2005, l’ozone troposphérique a connu une hausse moyenne de 0,8 % par année, particulièrement dans le Sud du Québec. Quant aux particules fines, les concentrations se maintiennent sans augmentation ou diminution significative.
Émissions de gaz à effet de serre (GES)
En 2005, les émissions de GES du Canada ont atteint 747 millions de tonnes d’équivalents en dioxyde de carbone, ce qui représente une hausse de 25% par rapport à 1990, soit des émissions 33 % plus élevées que l’objectif fixé par le Protocole de Kyoto. Hors tout, entre 1990 et 2005, les émissions ont augmenté de façon marquée « malgré le fait que 17,8 % moins de GES ont été émis par unité d’activité économique en 2005 qu’en 1990 ». C’est donc une augmentation brute en relation avec l’augmentation des activités humaines mais à intensité réduite, preuve que certaines stratégies « vertes » fonctionnent. « Ce changement découle principalement d'une réduction des émissions issues de la production d'électricité (réduction du charbon et augmentation de la production hydroélectrique et nucléaire), d'une diminution de la demande de combustibles de chauffage en raison des hivers plus doux et d'un taux réduit de l'accroissement de la production de combustibles fossiles. »
Qualité de l’eau
Cet indicateur évalue la qualité de l’eau douce de surface en relation à la protection des poissons, des invertébrés et les plantes aquatiques, et non à la l’utilisation de l’eau par les humains. Entre 2003 et 2005, à la grandeur du pays, les recommandations sur la qualité de l’eau pour la protection de la vie aquatique n’ont, en général, pas été respectées. Sur 359 sites étudiés, 44 % d’entre eux ont affiché des qualités d’eau douce bonne ou excellente, 33 % étaient d’une qualité moyenne et 23 % étaient médiocre ou mauvaise. Le rapport identifie le phosphore comme principale préoccupation, les sources étant les égouts, les eaux de ruissellement des terres agricoles et les eaux usées industrielles. Dans 127 sur 344 sites du Sud du pays, les taux de phosphore étaient supérieurs aux lignes directrices, démontrant une fois de plus l’importance de légiférer sur l’utilisation des savons contenant des phosphates.

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