Hommage à madame Gaby Farmer-Denis
Une personnalité bien connue de la région de Vaudreuil-Soulanges, une grande dame, s’est éteinte le 2 octobre, à l’âge vénérable de 91 ans.
Madame Farmer-Denis : une femme attachante de par sa personnalité joviale, je la vois encore avec son petit sourire en coin. Une femme fière de sa personne et coquette dans son habillement. Même dans son cercueil, elle portait fièrement des vêtements choisis avec soin qui démontraient sa coquetterie.
Une femme de talent : artiste au piano, écrivaine à ses heures, elle a composé de nombreuses pièces de théâtre où la comédie avait une place importante. Qui de nous n’a pas lu, tenu un rôle ou assisté à des représentations mettant en vedette: Un mari à la carte, Midas, c’est mon homme ou encore Dire que ma Floride m’attend, pour ne nommer que celles-là.
Madame Farmer-Denis, une femme communicatrice. Elle a su prendre sa place dans le monde des communications et occuper un temps d’antenne à une station de radio. Une photo, devant son micro, témoigne d’ailleurs de son assurance et de son désir d’intéresser ses auditeurs et auditrices.
Je dirais aussi qu’elle a été une femme avant-gardiste. Une femme qui, par sa détermination et ses convictions, a permis à d’autres femmes de se valoriser et de prendre leur place dans la société.
J’ai beaucoup d’admiration pour cette femme de chez nous que j’ai côtoyée à l’occasion, qui m’a accueillie chez elle et qui m’a inspirée à développer mes talents d’artiste amateure et compositrice aussi à mon tour.
Je crois sincèrement qu’elle a marqué notre histoire régionale de Vaudreuil-Soulanges et que sa réputation de femme avertie et ouverte aux autres a dépassé les frontières de notre comté.
Madame Farmer-Denis, merci de la qualité de votre être, merci de l’œuvre accomplie au cours de votre longue vie. Vous avez semé, vous avez récolté. Comme disent les paroles d’un chant connu : Le vieux pressoir est plein de fruits… Ces mots vous décrivent bien. Puissiez-vous recevoir au centuple la récompense promise à la femme vaillante de l’Évangile!
Je vous vois déjà, la plume à la main en train d’écrire des hymnes et des poèmes à votre Créateur et peut-être une comédie-bouffe nous relatant ce qui se passe dans ce pays mystérieux qui est maintenant le vôtre.
J’ose faire un vœu pieux : puisse votre mémoire être perpétuée dans la région et surtout dans l’enceinte des murs de la municipalité des Cèdres (rue, édifice public, résidence ou autre) où vous avez vécu si longtemps et où vous avez voulu y poursuivre votre vie éternellement.
Cordial souvenir et merci pour tout.