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Acheter une auto des États-Unis, pas toujours simple

Mélanie Meloche-Holubowski par Mélanie Meloche-Holubowski
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Article mis en ligne le 21 novembre 2007 à 0:59
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Acheter une auto des États-Unis, pas toujours simple
Les concessionnaires de la région ne craignent pas que les consommateurs achètent aux États-Unis. (Bianca Diorio)
Concessionaires régionaux s’expliquent
Acheter une auto des États-Unis, pas toujours simple
« La hausse du dollar canadien a créé des sentiments d’incertitude quant au prix des automobiles ici », dit André Gingras du concessionnaire Île-Perrot Chevrolet.

C’est cette incertitude qui a poussé plusieurs consommateurs à vérifier si acheter un véhicule aux États-Unis est réellement économique. Plusieurs concessionnaires automobiles de la région disent que les gens pensent à acheter au-delà de la frontière canadienne, mais que peu le font.

Le dollar canadien a perdu un peu de valeur depuis son record de 110,3 cents US la semaine dernière, mais la force du huard continue d’attirer les Canadiens vers les États-Unis pour faire des économies. Le dollar canadien valait 102,05 cents US mardi après-midi.

Cependant, c’est la difficulté de ramener une automobile au Canada qui décourage les gens d’acheter leurs autos aux États-Unis, expliquent les concessionnaires. Michel Brault de Hyundai Vaudreuil, dit que ses employés ont fait des recherches pour expliquer les différences entre les véhicules provenant du Canada. « Il y a des gens qui viennent nous demander pourquoi la différence entre les prix. Mais peu ont acheté aux États-Unis – ils ne sont pas prêts à faire toutes les démarches », dit-il.

M. Gingras ajoute que souvent, les gens regardent juste le prix du véhicule et oublient tous les autres frais reliés à l’importation d’un véhicule au Canada. Les gens doivent tout d’abord visiter le site du Registraire des véhicules importés au www.riv.ca. Une liste complète des véhicules admissibles aide les gens à déterminer si le véhicule peut être emmené au Canada et si des modifications doivent être faites au véhicule. Les véhicules doivent tous passer une inspection au Canada. Si le véhicule ne passe pas l’inspection, il devra être retourné aux États-Unis.

De plus, les garanties des véhicules provenant des États-Unis ne sont pas admissibles au Canada. Seules quelques marques acceptent de porter la garantie au Canada.

« Si on prend en compte, les taxes, le temps perdu dans des recherches et pour aller aux États-Unis, l’essence pour se rendre, les gens ne regagnent pas beaucoup », dit M. Gingras. M. Brault est d’accord. « Avec les rabais que nous offrons et un meilleur taux de financement, les gens ne sauvent pas beaucoup plus ».

Plusieurs manufacturiers ont révisé leurs prix à la baisse, dit M. Gingras. « Pour des voitures plus dispendieuses, de plus de 75 000 $, les manufacturiers ont baissé les prix jusqu’à 7 000 ou 8 000 $. « je n’ai aucune difficulté à garantir les mêmes prix qu’un véhicule des États-Unis », ajoute-il.

Pour les véhicules d’occasion, M. Gingras dit que les gens doivent être prudents. « On ne connaît pas nécessairement l’historique, c’est des miles au lieu de kilomètres, on ne sait pas si l’auto est accidenté ». Cependant, chez Île-Perrot Chevrolet, plusieurs de leurs autos d’occasion proviennent des États-Unis. « C’est plus simple pour nous de ramener ces autos que pour un particulier. On s’occupe des papiers et nous donnons le rabais au consommateur ».

Cependant, certains consommateurs sont toujours mécontents de la différence de prix entre les véhicules des États-Unis et du Canada. Un recours collectif de 2 $ milliards a été entamé en Ontario contre General Motors, Nissan, Honda et Chrysler. Ils prétendent que les constructeurs essaient de contrôler la vente aux Canadiens en ne respectant pas les garanties et en interdisant aux concessionnaires américains de vendre aux Canadiens. Ils croient que les constructeurs ont des prix plus élevés au Canada pour y faire des profits.

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