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Ne jamais revivre le verglas de 1998 Sommes-nous à l’abri d’une autre catastrophe mettant en péril nos vies? La question dem

par Carole Marcoux
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Article mis en ligne le 8 janvier 2008 à 19:18
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Ne jamais revivre le verglas de 1998

Sommes-nous à l’abri d’une autre catastrophe mettant en péril nos vies? La question demeure sans réponse puisque nous ne sommes pas certains que tous ont pris les précautions nécessaires pour prévenir une autre catastrophe.

À cause des changements de température et des redoux des derniers jours, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas à l’abri d’un autre verglas et peut-être de pire encore. Est-ce que nos écoles et nos services de santé sont maintenant équipés pour y faire face? Est-ce que chaque municipalité possède un plan d’urgence efficace? Est-ce que nos pompiers sont prêts à réagir à des situations d’urgence telles des inondations, des tornades, etc.?
Le verglas de 1998 hante encore

Dix ans après le verglas, Vaudreuil-Soulanges, tout comme le reste du Québec, se souvient de la grande misère qu’elle a vécue. Poteaux électriques et pylônes s’écroulaient comme des châteaux de cartes. Les arbres s’abattaient sous le poids du verglas. De nombreuses pannes électriques étaient vécues par la population de Vaudreuil-Soulanges, encore une fois l’oubliée de la Montérégie. À caude d’un réseau électrique des plus vulnérables, la sécurité et le confort de l’électricité, notre fierté québécoise, en prenaient un coup. À Saint-Lazare et à Saint-Polycarpe, beaucoup ont été plongés dans le noir pendant plus de 12 jours. Les services essentiels étaient menacés, et la sécurité publique devenait très précaire. Vivant ce drame, plusieurs se croyaient coupés du reste du monde.
Une vague d’entraide

Certaines personnes âgées refusaient de quitter leur maison, devenue froide, et familles et amis s’activaient à prendre en charge les plus mal en point. Quelques-unes se sont rappelé le temps de la guerre et d’autres croyaient vivre l’apocalypse et ne voulaient d’aucune façon quitter leur demeure. Après deux ou trois jours, l’armée a été en alerte et a offert son aide aux travailleurs d’Hydro-Québec ou à des causes humanitaires.

D’autres encore recevaient l’aide de Beaucerons et même d’Américains venus aider, eux aussi, les employés d’Hydro-Québec. De beaux gestes d’entraide déferlaient à travers tout le Québec, les familles se serraient les coudes en hébergeant parents et enfants. Des organisations se sont vite formées pour improviser des centres d’hébergement accueillant les plus touchés.

Dix ans après le verglas, non, ne jamais revivre de tels moments.

Dans cette édition du journal L’Étoile, l’équipe de la rédaction a questionné des décideurs publics et vous permet de revivre en photos cette période catastrophique de notre région. Ce dossier se poursuivra dans le journal Première Édition du 12 janvier prochain.

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