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Campagne contre la malbouffe

Mélanie Meloche-Holubowski par Mélanie Meloche-Holubowski
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Article mis en ligne le 16 janvier 2008 à 11:34
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Campagne contre la malbouffe
Le chef de la Cité-des-Jeunes, Yvon Diamond, propose des menus santé avec moins de gras, de sel et de sucre.(Daniel Cuillerier)
Les habitudes santé de la CSTL
Campagne contre la malbouffe
Quelques mois avant la politique alimentaire pour les écoles du ministère de l’éducation, la commission scolaire des Trois-Lacs avait déjà amorcé la lutte contre la malbouffe.
La CSTL a adopté une politique alimentaire en juin 2006. Fini les boissons gazeuses, les frites, les barres de chocolat. Le tout remplacé par des aliments meilleurs pour la santé. Un premier pas vers l’éradication de l’obésité et du diabète.

Le plan alimentaire est simplement une nouvelle approche à la nourriture. « L’école est un lieu d’apprentissage. L’école se doit d’offrir des valeurs de saine alimentation », explique la nutritionniste de la CSTL, Geneviève Robert. Les chefs doivent maintenant prendre en considération le mode de préparation, de cuisson, ainsi que la quantité de sucre, de gras et de sel dans les repas.

Les boissons gazeuses ont été remplacées par des jus de fruits, les tablettes de chocolat doivent maintenant contenir un minimum de 70 % de cacao et même les gommes sont sans sucre.

Le casse-croûte à la Cité-des-Jeunes a été remplacé par un bar à pâtes. Les soupes et desserts sont souvent faits « maison ». Les vinaigrettes au bar à salade sont concoctées sur place. Toutes fritures et panures ont été proscrites du menu.

Tous des changements qui aideront à changer les habitudes alimentaires des jeunes.

Les élèves ont-ils désapprouvé le changement? Non, en fait ils semblent apprécier les nouveaux choix, dit la nutritionniste Geneviève Roberts. Une activité « menu découvert » été organisé l’an dernier pour faire découvrir de nouveaux plats santé. Les étudiants pouvaient ensuite commenter le plat et voter pour garder ce repas ou l’échanger par un autre. Par exemple, des pitas santé et une soupe avec de l’orge et des céréales entières ont été bien appréciées. « Nous essayons d’impliquer les élèves. En même temps, ils deviennent plus conscientisés à l’alimentation », dit Geneviève Robert.

Depuis novembre 2007, Mme Robert travaille quatre jours par semaine pour assurer une saine alimentation à tous les élèves de la région. La CSTL veut plus d’éducation en nutrition à travers des activités de sensibilisation. Les cours d’économie familiale n’existent plus et les jeunes doivent avoir un moyen d’apprendre à bien se nourrir.
Contrer l’obésité
L’obésité auprès des jeunes est un problème de plus en plus répandu. Au Québec, près de 16 % des jeunes souffrent d’embonpoint et 8 % des jeunes sont obèses. Donc, près de 25 % des jeunes souffrent de surplus de poids. En 1978, seulement 15 % des jeunes avaient un surplus de poids. L’indice de mass corporelle moyen des adolescents de 12 à 17 ans est passé de 20.8 kg/m2 en 1978 à 22.1 kg/m2 en 2004.

L’organisation mondiale de la santé estime que 287 millions d'enfants dans le monde souffriront d'embonpoint ou d'obésité en 2010, soit 85% de plus qu'il y a dix ans. Les décès dus à l'obésité et aux maladies chroniques augmenteront de dix-sept pour cent dans les dix prochaines années.

Adopter de saines habitudes alimentaires à l’école permettra de contrer ces statistiques alarmantes, croit Mme Robert. « Beaucoup de jeunes ne mangent pas encore pour déjeuner ou ne considèrent pas un fruit comme un dessert ». Mme Robert a enseigné des cours de cuisine pour les jeunes et croit qu’il ne leur faut que quelques connaissances de base pour adopter de meilleures habitudes alimentaires.

Elle prévoit envoyer des pamphlets pour encourager des lunchs santé et organiser des kiosques et activités dans les écoles pour offrir des trucs-santé.

Les casse-croûtes et restaurants « fast-food » à proximité des écoles sont les plus grands obstacles à franchir dans cette lutte contre la malbouffe. « Il faut être créatifs pour essayer de garder les jeunes à l’école pour le dîner ». La CSTL ne peut empêcher les jeunes d’acheter une poutine au casse-croûte, mais elle peut continuer de proposer des repas et collations aussi bonne pour le palais que pour la santé.

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