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L’implication locale fera la différence

Pour sauver le Parc historique de la Pointe-du-Moulin

Marie-Jacinthe Roberge par Marie-Jacinthe Roberge
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Article mis en ligne le 20 février 2008 à 0:41
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L’implication locale fera la différence
Parc historique de la Pointe-du-Moulin. (Photo Daniel Cuillerier)
L’implication locale fera la différence
Pour sauver le Parc historique de la Pointe-du-Moulin
Notre-Dame-de-l’Île-Perrot – À la suite de l’annonce de la fin de l’animation à la Pointe, les gens se mobilisent pour faire en sorte que le site survive. En plein ce que le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine (MCCC) attendait.
« On est présentement dans une étape importante », lance d’entrée de jeu Brigitte Jacques, de la direction régionale du MCCC, heureuse qu’il y ait enfin mobilisation dans la région. Loin d’être pessimiste, elle affirme que l’entente de financement liant la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) et son ministère, qui devait officiellement prendre fin, sera peut-être renouvelée de nouveau. Quand? Pour combien de temps? Selon quelles modalités? Elle ne peut le dire pour le moment. « On ne connaît pas encore l’issue des discussions, mais je préfère m’accrocher au meilleur scénario », exprime-t-elle.
L’alarme a été sonnée
Par contre, madame Jacques est catégorique : « Un endroit comme la Pointe-du-Moulin ne peut survivre sans l’implication du milieu et dépendre seulement de l’État. » Ainsi, les intentions du Ministère sont claires. Et elles le sont depuis longtemps, selon elle. Par contre, questionnée sur les actions concrètes que le MCCC a mises de l’avant pour alerter le milieu avant de couper les vivres, elle répond simplement : « Au fil des ans, nous avons eu des échanges privés occasionnels avec des partenaires ciblés. Je crois que les gens de la région savent depuis longtemps que le site a de grands besoins », argumente-t-elle. Elle évite toutefois de donner plus de détails. « De toute façon, explique-t-elle, ce n’est pas seulement au gouvernement de sonner l’alarme et à animer le milieu. Il y aurait pu y avoir plus d’implication de toutes parts », continue-t-elle.
Message qui ne passe pas
Par contre, elle admet que le message n’était probablement pas clair. « Peut-être que le maillage avec le milieu n’a pas été suffisant ou que le timing n’était pas bon », admet-elle, sans toutefois vouloir blâmer qui que ce soit. De son côté, Micheline Morency, directrice de la ville de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, affirme n’avoir jamais senti l’urgence d’agir pour sauver le parc. « Nous comprenons très bien la position du MCCC, mais, en contrepartie, nous lui avons signifié que c’est la première fois que nous sommes alertes à ce point », explique-t-elle, néanmoins très satisfaite de l’écoute que le MCCC et la SODEC ont offerte à la Ville la semaine dernière, et résolue à prendre le dossier en charge dans la mesure du possible.
Mobilisation souhaitée
Devant cette situation, Brigitte Jacques se dit optimiste. « Je crois que le moment est bon en ce moment. Il n’y a pas de recette miracle pour la survie d’un site comme la Pointe, et le milieu doit d’abord faire une réflexion, à savoir s’il est prêt à passer à autre chose », explique-t-elle. Micheline Morency abonde aussi dans ce sens. « Je crois que le momentum est bon parce que tout le monde a eu peur et qu’il y a mobilisation. » Par ailleurs, Brigitte Jacques affirme qu’il ne faut pas attendre la réaction du Ministère fera avant d’agir. « Les gens doivent mettre la table, se prononcer et dire qu’elle sera leur implication, avant d’attendre des conclusions du MCCC », souligne-t-elle.
Se retrousser les manches
De façon claire, Micheline Morency est déjà en train d’échafauder des idées pour sauver l’animation de la Pointe. « La Ville ne peut pas prendre la relève toute seule, mais nous comprenons notre responsabilité dans le dossier et nous avons déjà des idées », souligne-t-elle. D’autre part, Pierre Séguin, président de l’Association des gens d’affaires de l’île Perrot (AGAÎP), affirme lui aussi vouloir participer à la relève de la Pointe. « Nous savons que Notre-Dame-de-l’île-Perrot n’a pas les moyens d’assumer la Pointe seule, mais nous savons aussi que l’Île Perrot n’a pas les moyens de ne pas avoir la Pointe. Maintenant, il faut proposer des solutions », continue-t-il, rêvant notamment à un tourisme florissant sur l’île.

Ce mercredi 20 février, un souper-conférence de l’AGAÎP à propos de la Pointe réunira des représentants de la SODEC, de Cogestion, de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, de la Ville, d’associations de gens d’affaires et des intervenants touristiques. Le MCCC n’y sera pas. « Le MCCC n’a pas besoin d’être là pour favoriser la mobilisation. Aussi, je ne peux aller discuter publiquement de réponses que je ne peux pas fournir », conclut Brigitte Jacques, qui attendra par contre les conclusions de cette rencontre, qui s’annonce animée.

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