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Prioriser le développement de l’agroalimentaire

Elizabeth Caron par Elizabeth Caron
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Article mis en ligne le 27 février 2008 à 0:49
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Prioriser le développement de l’agroalimentaire
Jean-Marc Fournier : « Nous passons du frein à l’accélérateur » pour le développement économique de l’agroalimentaire.
Immigration et croissance économique
Prioriser le développement de l’agroalimentaire
Deux ententes totalisant 740 000 $ visent le développement du secteur agroalimentaire de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent. La plus importante d’entre elles, de 390 000 $, porte sur une approche concertée et intégrée de la pleine participation des personnes immigrantes.
Lundi dernier, au cours d’une même conférence de presse, Jean-Marc Fournier, au nom du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Laurent Lessard, a présenté une deuxième entente de 350 000 $ pour le développement du secteur agroalimentaire de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent. Secondé de Serge Pavone, président de la Conférence régionale des élus (CRE) Vallée-du-Haut-Saint-Laurent, le ministre a annoncé la création d’une table de concertation qui planifiera le développement économique de la région. Par partenariat, la Table facilitera la coopération entre tous les secteurs, particulièrement en transformation et en mise en marché.

Mais c’est la première entente, présentée par la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, qui a retenu l’attention des personnes présentes. Cette entente, conclue entre la CRE Vallée-du-Haut-Saint-Laurent et le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, vise à faciliter l’attraction et la rétention des immigrants. À raison de 130 000 $ par année, l’entente permettra de définir les enjeux liés à l’immigration et de proposer des pistes d’action afin que la région bénéficie de cette ressource en main-d’œuvre.

« Le Québec sera aux prises très prochainement avec les conséquences de la dénatalité et du vieillissement de sa population ainsi qu’avec l’enjeu du renouvellement de sa main-d’œuvre. Pour la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent, ce sont 33 000 postes qu’il faudra pourvoir d’ici 2009. Cette entente permettra de réaliser des projets en mesure de hausser le nombre de travailleurs qualifiés et de gens d’affaires, une des solutions envisagées pour assurer la relève dans certains secteurs névralgiques », a déclaré la ministre Yolande James. Depuis un an, une nouvelle grille de sélection de main-d’œuvre en région favorise une meilleure sélection, et les élus s’attendent à des résultats concrets sous peu.

Confirmée par Eddy Proulx, de la Fédération de l’Union des producteurs agricoles Saint-Jean–Valleyfield, la pénurie de main-d’œuvre est une situation réelle qui demande à être adressée de façon urgente. La relève n’est tout simplement pas assurée. Notamment, les travailleurs mexicains et guatémaltèques apportent une expertise en production laitière et en production maraîchère qu’il est important de préserver.

D’autre part, selon Eddy Proulx, la souveraineté alimentaire n’est possible que si toutes les étapes de production agroalimentaire sont exécutées dans la région de la production initiale. Ainsi, la transformation et la mise en marché doivent être réalisées ici même dans Vaudreuil-Soulanges. Le transport des aliments doit être radicalement réduit : « Les aliments de notre assiette voyagent en moyenne 2000 km, c’est un non-sens. » Le recours à cette main-d’œuvre et la rétention de cette dernière faciliteront l’accès à la souveraineté alimentaire, une priorité pour la région et pour le Québec. Eddy Proulx juge qu’il est essentiel de retrouver les produits locaux dans nos marchés publics, et les ressources des personnes immigrantes nous aideront à y parvenir.

Quant à Serge Pavone, très heureux de ces deux ententes, il ne pouvait cacher sa joie de la reconnaisse du territoire et de ses réalités très distinctes. Cette reconnaissance permettra d’identifier les priorités et les secteurs à développer selon les caractéristiques et les ressources propres à la région.

Enfin, pour sa part, Jean-Marc Fournier souligne l’importance de saisir toutes les occasions et d’enrichir les liens existants. Il est certain que la Montérégie a besoin de ressources et, selon le ministre, ces mesures permettront d’accueillir et de faciliter l’intégration des nouveaux arrivants afin qu’ils puissent mettre à profit leurs compétences et leur expertise.
CRE Vallée-du-Haut-Saint-Laurent
Notre CRE abrite une population de 386 944 habitants sur un territoire de 3715 km2 et regroupe cinq MRC : Beauharnois-Salaberry, le Haut-Saint-Laurent, les Jardins de Napierville, Rousillon et Vaudreuil-Soulanges.

Profil agricole :

2510 producteurs agricoles (2003); secteurs les plus importants :

Production horticole, 33 %

Production laitière, 23 %

Production bovine, 14 %

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