Chers commissaires…
J’ai été estomaquée, pour ne pas dire choquée, d’apprendre que la Commission scolaire des Trois-Lacs avait refusé l’offre de partenariat pour le projet du centre multidisciplinaire. J’ai pris connaissance de la résolution parue dans Première Édition du samedi 15 mars dernier et j’ai bien souri à la lecture des raisons invoquées : le projet ne coïncide pas avec la mission éducative(!), l’absence de demande pour des programmes sport-études, L’augmentation de la circulation aux abords de l’école, la surveillance et la sécurité des élèves dans le stationnement sous-terrain, etc. Depuis quand la pratique du sport et l’amélioration des installations nécessaires ne font pas partie de la mission éducative d’une école, quelle qu’elle soit? C’est évident qu’il n’y a pas de demande pour des programmes sport-études : il n’y a pas d’installations adéquates. Quant à l’augmentation de la circulation, il me semble évident que ces installations seront majoritairement utilisées en soirée par les divers organismes, et non le jour. Le choix du campus comme lieu permettait justement à l’école d’offrir des programmes sportifs intéressants. Quant à la surveillance dans le stationnement sous-terrain, Offrons à nos jeunes de quoi s’occuper et ils ne seront pas portés à niaiser dans les stationnements. Des solutions raisonnables auraient pu être trouvées pour chacune des inquiétudes invoquées, si la volonté avait été là!
C’est prouvé que l’activité physique améliore le rendement scolaire. On cherche des moyens pour tenir nos jeunes motivés à rester sur les bancs d’école, on nous propose un projet tout cuit dans le bec, monté par des gens qui ont fait leurs preuves par leurs implications dans la région, Mme Lucie Vachon et M. Claude Chagnon, appuyés par le maire de Vaudreuil-Dorion ainsi que des représentants des différents gouvernements, fédéral et provincial, et on crache dessus. Quelle honte! Je trouve que la décision a été prise un peu vite. On a peur de quoi au juste? On aurait peut-être même pu consulter les contribuables, voir ce qu’ils en pensent. Une soirée de consultation n’aurait certainement pas été plus dispendieuse que la parution de la résolution dans le journal. Au fait, on n’a pas vu souvent la parution de tels communiqués! Vous devriez peut-être également annoncer la date de votre prochaine réunion des commissaires!