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Au sommet de l’Afrique

Patrick Richard par Patrick Richard
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Article mis en ligne le 25 mars 2008 à 23:54
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Au sommet de l’Afrique
Les neuf globe-trotters lors de la remise du chèque au Club des petits déjeuners du Québec. (Photothèque)
Pour aider le Club des petits déjeuners du Québec
Au sommet de l’Afrique
En janvier dernier, Naureen Durack, du service de courtiers hypothécaires Multi-Prêts, s’envolait pour la Tanzanie en compagnie de huit aventuriers. But de la mission : amasser des fonds pour le Club des petits déjeuners du Québec en se rendant au sommet du Kilimandjaro. Compte rendu d’une expérience hors du commun.
Se dépasser
L’équipe de Multi-Prêts était très fière, le 12 mars dernier, d’offrir un chèque de 65 000 $ au Club des petits déjeuners. Cette somme représente des efforts colossaux pour les neuf personnes qui ont relevé un défi haut de 5895 mètres. Pour Naureen Durack, l’ascension du mont Kilimandjaro, le sommet du continent africain, s’est avérée beaucoup plus difficile qu’elle ne se l’imaginait : « On a beau s’entraîner, mais s’acclimater au manque d’oxygène représente tout un défi. » Les grimpeurs savent que 80 % du travail se passe entre les deux oreilles. En montagne, le manque d’oxygène peut affecter n’importe qui et les malaises physiques ne sont pas nécessairement les meilleurs alliés. Le doute s’installe, la tête tourne, et l’on finit par croire que ce ne sera plus possible. C’est ici que le dépassement de soi prend tout son sens. Naureen Durack a adopté différents comportements pour surmonter les obstacles : écouter de la musique, chanter dans sa tête, s’inspirer de ses petits-enfants, toutes les façons étaient bonnes pour concentrer ses pensées ailleurs que sur les obstacles à surmonter.
Trente minutes au sommet
L’ascension du Kilimandjaro prend en moyenne cinq jours et demi. Six camps attendent généralement les grimpeurs, à qui les guides tanzaniens préparent de délicieux repas, même à 4000 mètres d’altitude. La dernière ascension se fait de nuit. Les gens partent à 23 h 15 pour atteindre le sommet le lendemain à 8 h 30. Pourquoi monter la nuit? Parce qu’il faut absolument redescendre de jour. La nuit, ce serait trop dangereux. À cause de la rareté de l’oxygène, la présence au sommet de l’Afrique ne peut dépasser une demi-heure. C’est donc dire que les aventuriers redescendent à 9 h pour être de retour au camp à midi. Cinq jours et demi à monter, une journée et demie à redescendre... Quitter le sommet du Kilimandjaro, c’est un peu quitter un rêve. La bulle que chacun s’était construite dégonfle peu à peu. On retourne dans la réalité et on se remet à rêver. Un autre défi de même ampleur dans les prochaines années? « Si un de mes enfants ou de mes petits-enfants voulait y aller, j’y retournerais. Si moi j’ai réussi à me rendre au sommet, qu’est-ce qu’on ne peut pas faire? Tout est possible », admet Naureen Durack. En attendant un prochain défi et une autre cause pour repartir, les neuf aventuriers peuvent être fiers de ce qu’ils ont accompli. Un exploit d’autant plus méritoire qu’il profitera à de nombreux jeunes dans le besoin.

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