Annonces classées | Nos Hebdos
Festival de cirque
L'Étoile
EnteteET
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Au volant sans cellulaire

Mélanie Meloche-Holubowski par Mélanie Meloche-Holubowski
Voir tous les articles de Mélanie Meloche-Holubowski
Article mis en ligne le 2 avril 2008 à 11:31
Soyez le premier à commenter cet article
Au volant sans cellulaire
Avec l’interdiction d’utiliser un cellulaire au volant, Jean Beaudoin utilise son appareil main-libre. (Bianca Diorio)
Les systèmes main-libre très recherchés
Au volant sans cellulaire
L’interdiction d’utiliser un cellulaire est maintenant en vigueur, et les ventes de dispositifs main-libre augmentent alors que les gens se préparent à changer leurs habitudes.
Richard Beaumier, agent immobilier, reçoit près de 100 appels par jour sur son cellulaire. À cause de la nouvelle loi, il doit faire quelques changements à son utilisation du portable. « Avec la venue du cellulaire, tout se passe plus vite. Les clients ont des attentes plus élevées », dit-il. Cependant, M. Beaumier croit que les gens devront ralentir un peu pour assurer une meilleure sécurité sur les routes. S’arrêter pour recevoir un appel ne prendra que quelques minutes de plus, ajoute-t-il.

« La sécurité passe avant tout, et la vie des autres peut être en jeu. Nous devons être concentrés à 100 % sur la route lorsque nous conduisons », affirme M. Beaumier, dans son auto, au cellulaire, mais garé sur le côté de la route. Il a déjà commencé à changer ses habitudes de conduite en achetant un main-libre. Il dit que les gens habitués à prendre plusieurs appels en auto doivent changer leur usage du cellulaire et planifier un peu plus de temps de voyagement s’ils doivent s’arrêter pour répondre à un appel.
Amendes le 1er juillet
Le gouvernement du Québec a adopté le projet de loi 42 en décembre pour interdire l’utilisation d’un portable en conduisant et donner des contraventions plus sévères aux gens qui font des excès de vitesse. La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) estime que l’utilisation d’un cellulaire au volant d’un véhicule constitue une source de distraction importante qui peut causer des accidents. Un conducteur qui utilise un téléphone cellulaire a 38 % plus de risques d’accident, démontrent les statistiques de la SAAQ. « Utiliser un cellulaire en conduisant requiert un élément de concentration de plus », explique Jean-Charles Filion, de la Sûreté du Québec de Vaudreuil-Soulanges.

Du 1er avril au 30 juin 2008, les policiers émettront des avertissements aux contrevenants. Les conducteurs pris avec un cellulaire à la main à compter du 1er juillet recevront une amende de 80 à 100 $, plus les frais, et trois points d’inaptitude.

C’est tout de même moins cher qu’en Nouvelle-Écosse, où les automobilistes paieront bientôt une amende de 164,50 $ pour une première infraction, 222 $ à la deuxième infraction et 337 $ pour chacune des suivantes.

M. Filion ajoute que le seul fait de tenir un cellulaire dans ses mains en conduisant est suffisant pour se faire arrêter. « Nous n’avons pas à prouver que la personne est en conversation », précise-t-il. Les véhicules d’urgence sont exempts de cette loi, mais M. Filion avise toujours ses policiers d’utiliser le téléphone le moins possible.
Systèmes main-libre recherchés
Cette nouvelle loi a fait grimper la vente de dispositifs main-libre chez les commerçants de téléphones. Le gérant de Bell Mobilité de Vaudreuil-Dorion, Simon Ouellet, a remarqué, au cours des deux dernières semaines, une hausse de clients qui se munissent d’un main-libre ». Cette augmentation de la demande a eu l’effet de diminuer le prix de ces dispositifs. « Avant, les main-libre » coûtait au moins 100 $. Aujourd’hui, il est possible d’en acheter à 50 $ et même moins cher », dit-il. Plusieurs dispositifs sont disponibles, dont ceux avec fil et la technologie de réseau personnel sans fil Bluetooth.

Le seul problème est que les utilisateurs de cellulaire essaient d’acheter un dispositif à la dernière minute. Certains modèles sont épuisés, et de la nouvelle marchandise doit être commandée pour répondre à la demande. Les commerces et même les municipalités essaient tous d’être conformes à cette nouvelle loi.

M. Beaumier a fait l’essai de six différents systèmes main-libre au cours des derniers mois avant de trouver celui qui lui plaît le plus.

M. Filion rappelle aux conducteurs qu’il est préférable de s’arrêter pour répondre à un appel. Mais attention, les automobilistes n’ont pas le droit de s’arrêter sur le bord d’une route où la zone de vitesse de 70 km/h et plus.
Cher de rouler vite
Le gouvernement est dorénavant plus sévère quand aux excès de vitesse. La SAAQ affirme que, chaque année sur les routes du Québec, la vitesse tue 250 personnes et en blesse plus de 11 000 autres.

Rouler à 40 km/h de plus dans une zone de 60 km/h, conduire à 50 km /h de plus dans une zone de 60 km /h à 90 km /h et avoir une vitesse de 60 km/ h de plus dans une zone de 100 km/ h seront maintenant considérés comme de grands excès de vitesse. Le montant des amendes sera doublé ou triplé, selon le nombre d’infractions pour grands excès de vitesse. De plus, le nombre de points d’inaptitude sera doublé.

Par exemple, un conducteur qui roule à 145 km/h dans une zone de 90 km/h recevra une amende de 710 $ et écopera de 10 points d’inaptitude. De plus, cette infraction sera inscrite à son dossier pendant 10 ans. Selon le nombre d’infractions, le conducteur fautif pourrait voir son permis suspendu pour 7, 30 ou 60 jours ou même voir son véhicule saisi pendant 30 jours.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

La question du net


Liens