Il faut effectivement voir les milliers de fanions qui claquent aux fenêtres des voitures pour se rendre compte que la folie a gagné une bonne partie de la population. La province s’est teintée de bleu, de blanc et de rouge, et la région n’y échappe surtout pas. (Photo Bianca Diorio)
La ville, la région et la province sont plus qu’hockey, elles sont Canadiens
Billet
Quelques chiffres en ce printemps chaud et agréable.
1,23. Le prix de l’essence? Non. La moyenne de Carey Price à la fin des séries quand il aura la Coupe au bout des bras. 11. Le nombre de fois que le relais de la flamme olympique a été interrompu lors de son passage en Europe? Pas du tout. Le nombre de parties consécutives remportées par le Canadien contre les Bruins. 15. Ça c’est le nombre d’ailes que je vais manger jeudi soir avant le premier duel entre les deux formations. Oui, mais c’est aussi le nombre de rencontres consécutives que la Sainte-Flanelle aura remportées une fois qu’elle aura mis hors de combat les mignons petits oursons qui n’ont plus de Big Bad que la légende.
Depuis les dernières semaines, mais particulièrement depuis le week-end dernier, tout respire le hockey. Ça semble ironique parce que le printemps se pointe et c’est à ce moment que nous vibrons le plus hockey. Normal puisque la saison commence et que la « vraie saison » commence.
Le Canadien en séries, c’est toujours un événement. Mais le Canadien en séries avec une bande de jeunes louveteaux affamés, quelques guerriers prêts à mener la charge et des dirigeants expérimentés et ayant porté le flambeau bien haut, c’est la folie. Le Tricolore dans les éliminatoires après avoir pris la tête du classement de sa division, c’est festif. Le bleu-blanc-rouge dans la danse du printemps avec une fin de saison au-delà des attentes et après avoir confondu tous les plus grands « experts » qui prédisaient l’exclusion et une saison fade, c’est jouissant.
Le Canadien en 5
Une fois de plus les pseudo-professionnels de la divination vont y aller d’exhaustives et profondes analyses pour prévoir que le Canadien va humilier les Nounours en 4, va revenir à la maison le faire en 5, va avoir une surprise en l’emportant seulement en 7, ou va s’effondrer et subir les affres du plat qui se mange froid en étant sorti par les Bostonnais.
Qui croire ? Moi, je croirais cette bande de joueurs qui ont envie de jouer en équipe. Ces bons Serge qui ont surpris la galerie et qui comptent sur une profondeur à toutes les positions. Un mélange de fougue, de rage de vaincre et de talent qui fait croire que le printemps sera beau, long et chaud dans les rues de la métropole et dans le temple de La Gauchetière.
Le mot de la fin revient tout de même à ma fille, grande amatrice des hommes de Guy Carbonneau. « Go Cadiens Go », a-t-elle lancé du haut de ses deux ans. Elle s’y connaît, elle en sera à ses secondes séries.