Le garage municipal de Coteau-du-Lac est officiellement transféré en mairie jusqu’à la construction du nouvel hôtel de ville. (Photo Daniel Cuillerier)
État de la situation à Coteau-du-Lac
Après l’incendie qui a ravagé l’hôtel de ville
Le mardi 11 mars dernier, la mairie de Coteau-du-Lac brûlait. Alors déménagée d’urgence, l’équipe municipale connaît maintenant mieux ce qui l’attend dans les prochains mois.
Depuis plus d’un mois maintenant, l’administration de Coteau-du-Lac est emménagée dans les bureaux du garage municipal. Au départ, on croyait y loger de façon très temporaire. Or, cette localisation est maintenant devenue la place de choix où l’équipe restera jusqu’à la construction du nouvel hôtel de ville.
Question de coûts
C’est après avoir lorgné pour dénicher des locaux à louer plus vastes à Coteau-du-Lac que les autorités ont décidé de demeurer au garage municipal. Il aurait coûté trop cher de louer ailleurs. L’équipe municipale a donc choisi d’aménager des bureaux permanents au garage municipal, et non plus temporaires comme prévu au départ. « Ces bureaux resteront là une fois le nouvel hôtel de ville construit. Au fil des ans et de la croissance municipale, certains employés pourront travailler dans les bureaux que nous aménageons présentement », explique le maire Robert Sauvé, satisfait de cette décision.
Aide financière
Le maire fait aussi remarquer que ce choix a été facilité par l’aide reçue du gouvernement. « La députée Lucie Charlebois a mis la Ville en relation avec la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau. Cette dernière a accordé une somme de 50 000 $ à Coteau-du-Lac pour le transfert de l’hôtel de ville », lance, reconnaissant, Robert Sauvé. Les assurances, de leur côté, ne donnaient que 20 000 $, une somme nettement insuffisante, à en croire monsieur Sauvé.
Assurances insuffisantes
Bien que la Ville de Coteau-du-Lac se débrouille très bien pour se remettre de l’incendie de la mairie, Robert Sauvé affirme au passage que certains éléments relatifs aux assurances l’ont surpris et déçu à la fois. Notamment, les fonds accordés pour la récupération des documents papier qui ont été endommagés dans les voûtes seront nettement insuffisants. Tous les papiers retrouvés dans les voûtes qui ont pris l’humidité et la fumée doivent être traités avant d’être entreposés à nouveau, sans quoi il y a un fort risque de contamination par des champignons. Le processus pour assainir les documents est assumé par une firme spécialisée et s’avère extrêmement coûteux. Robert Sauvé se dit surpris que l’assureur de la Ville leur ait laissé croire que leur couverture pourrait suffire.
Dépassement de coûts
À l’évidence, la Ville n’était pas assez assurée pour restaurer ses documents essentiels. « Présentement, les assurances nous donnent environ 75 000 $ pour décontaminer, traiter et reproduire les documents, alors que les estimations actuelles s’élèvent facilement à plus de 300 000 $ », laisse savoir le maire, visiblement déçu. « Dans le contexte, nous conserverons donc uniquement les documents essentiels, et nous devrons payer la note si elle dépasse 75 000 $ », explique-t-il, résolu. Néanmoins, la Ville étudie présentement la possibilité de demander une subvention gouvernementale pour le traitement des archives.
Reconstruction à venir
Par contre, en ce qui a trait à la reconstruction de la mairie, Robert Sauvé est confiant et entrevoit déjà des améliorations au bâtiment. « On construira probablement une bâtisse avec un sous-sol, on en profitera peut-être pour y intégrer la salle de conseil, on regardera la possibilité de faire un étage, etc. Une chose est sûre, on planifiera l’espace pour les besoins futurs de la municipalité », précise d’emblée le maire Sauvé.
Questionné à savoir si la Ville entend déménager l’hôtel de ville, Robert Sauvé répond que non. « On avait l’intention d’étudier la possibilité de s’installer sur un autre site, mais la chose est peu probable puisque les assurances déprécient automatiquement la valeur du bâtiment de 20 % si l’on reconstruit à l’extérieur d’un rayon de 800 pieds. Je ne crois donc pas que nous aurons les moyens de perdre cette valeur », explique-t-il.
Investissement supplémentaire?
À en croire Robert Sauvé, il est fort possible que la Ville investisse un montant supplémentaire pour la nouvelle mairie. « Déjà, on sait que les coûts de reconstruction seront plus élevés puisque les assurances exigeront qu’on érige une bâtisse antifeu », argumente-t-il. À cela viendront s’ajouter tous les autres éléments souhaités par l’équipe municipale en prévision de l’avenir. « Une chose est sûre, on n’augmentera pas les taxes des citoyens pour reconstruire l’hôtel de ville », dit de façon catégorique le maire. Par contre, il n’exclut pas la possibilité d’un éventuel règlement d’emprunt. « Si l’on doit emprunter 400 000 à 500 000 $ pour le nouvel hôtel de ville et qu’on le rembourse sur 15 à 20 ans, ça ne nécessitera pas d’augmentation de taxes. En fait, on veut un hôtel de ville modeste, mais on doit aussi penser à l’avenir », souligne Robert Sauvé, confiant que les citoyens comprendraient très bien la situation.
La suite des choses
Entre temps, la grande majorité des dossiers en cours à Coteau-du-Lac se poursuivent. Notamment, les consultations publiques sur l’avenir de la Ville ont eu lieu comme prévu. À chacune des séances de consultation, les citoyens se sont présentés en bon nombre et ont su bien dresser le portrait des forces, des faiblesses, des occasions et des défis de leur municipalité. Le maire Robert Sauvé a déjà hâte à la suite des choses. « Les commentaires reçus des citoyens sont très encourageants parce qu’ils concordent avec les orientations que nous préconisions déjà à la Ville. On va simplement s’assurer de développer avec la prudence que les citoyens demandent et en s’inspirant des priorités qu’ils ont mentionnées », dit le maire, satisfait de la généreuse participation des gens. Bientôt, les rapports de ces consultations seront soumis aux élus du conseil municipal, qui pourra par la suite prendre les décisions qui s’imposent pour un développement harmonieux de Coteau-du-Lac.