Annonces classées | Nos Hebdos
Festival de cirque
L'Étoile
EnteteET
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Vivre l’expérience dominicaine

Pour 19 élèves du collège Bourget

Stéphane Fortier par Stéphane Fortier
Voir tous les articles de Stéphane Fortier
Article mis en ligne le 22 avril 2008 à 14:12
Soyez le premier à commenter cet article
Vivre l’expérience dominicaine
Les élèves de Bourget participant à l’Expérience dominicaine, qui s’est déroulée du 24 au 31 mars.(Photothèque)
Vivre l’expérience dominicaine
Pour 19 élèves du collège Bourget
RIGAUD – À la fin du mois de mars dernier, 19 élèves du collège Bourget se sont rendus en République dominicaine, non pour se faire dorer au soleil, mais plutôt pour vivre l’envers de la médaille.
L’expérience dominicaine, dans le cas de ces élèves, c’était une mission d’observation. Les élèves y ont vu des choses marquantes, troublantes. Ils ont tous été touchés par l’état de pauvreté des enfants des bidonvilles, les « batays » où les habitants n’ont aucune identité reconnue, par les lieux où l’on prend encore sa douche avec un seau. Et lorsqu’il y a un semblant de douche, il n’y a évidemment pas d’eau chaude. Les élèves ont également vécu dans des familles, à deux ou trois par maison. « Nous savions que les gens étaient pauvres. Là-bas, c’est vraiment une autre réalité, un autre monde très différent de ce que l’on veut bien nous montrer à la télé », de dire Audrey, l’une des participantes. « On voit des émissions de télé encourageant le public à aider, à envoyer des dons, à parrainer des enfants. Nous, ce que l’on a vu, c’est ce qui se passe quand les caméras de ces réseaux sont parties », ajoute Stéphanie, qui mentionne que les élèves sont allés là pas seulement pour voir la précarité de la vie des Dominicains, mais pour la vivre.

Ce que les élèves ont aussi remarqué, c’est le regard des enfants. Il est différent selon qu’ils habitent dans des batays ou à l’orphelinat. Les enfants les plus pauvres regardaient les élèves en semblant leur lancer un regard se traduisant par un cri du cœur : « Emmenez-moi avec vous s’il vous plaît. » Dans les bidonvilles, les regards leur donnaient l’impression d’être des voyeurs. Des regards sans espoir se lisaient dans les batays, et plus curieux dans les orphelinats où les enfants sont quand même bien traités.

Pour de nombreux Dominicains, être Blanc c’est être riche. « On se faisait appeler Américanos. Il a fallu remettre les pendules à l’heure », commente Jean-Sébastien de la Chevrotière, qui accompagnait les élèves avec Geneviève Labbé, une enseignante.

Chaque élève arrivait là-bas avec une valise contenant des articles scolaires, des vêtements et des articles de sport.

Tous ont pleuré quand fut venu le temps de plier bagage. Parce que là-bas, la population n’a pas grand-chose, matériellement parlant, mais a beaucoup de sentiments et est accueillante.

Par ailleurs, les profits amassés à l’occasion du concours Bourget Idol du 24 avril seront destinés à aider les enfants de la République dominicaine dans le besoin.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

7MVS vote

La question du net

  • Comptez-vous participer aux Seigneuriales qui se tiendront à Vaudreuil-Dorion le 31 mai et le 1er juin?
  • Oui
  • Non

Liens