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Annick Gauvreau et le bébélaïsme

Exposition au Musée régional de Vaudreuil-Soulanges

Marie-Jacinthe Roberge par Marie-Jacinthe Roberge
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Article mis en ligne le 22 avril 2008 à 23:24
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Annick Gauvreau et le bébélaïsme
Annick Gauvreau. (Photothèque)
Annick Gauvreau et le bébélaïsme
Exposition au Musée régional de Vaudreuil-Soulanges
Ce dimanche, l’artiste des Cèdres lancera sa toute nouvelle exposition solo au Musée. Une incursion dans l’univers ludique et merveilleux de l’enfance attend le public.
Annick Gauvreau est une artiste multidisciplinaire qui ne s’impose pas de contraintes. Son exposition L’univers du bébélaïsme ne présente décidément rien d’ordinaire ou de prévisible. Elle résulte de la pure imagination de la créatrice, un mélange de plusieurs formes d’art qui visent toutes à susciter un sourire chez les gens. C’est l’univers du bébélaïsme…
Œuvres ludiques
Artiste de nature fantaisiste, Annick Gauvreau cherche toujours à provoquer la joie chez l’observateur. D’où le nom qu’elle a donné à son art. « En réponse à ceux qui me demandaient de nommer mon art pour classer mes œuvres, j'ai répondu le bébélaïsme. Un clin d’œil au surréalisme, à l’impressionnisme ou à l’automatisme au Québec et une façon de reconnaître le ludique qui découle souvent de mes œuvres », raconte-t-elle. Visiblement, l’artiste aime procurer aux adultes la joie de l’émerveillement, si accessible dans l’enfance. Ayant travaillé auprès des enfants pendant plus de 10 ans, Annick Gauvreau s’est abreuvée d’eux, et toute sa création respire la magie de la découverte, l’imagination laissée libre… Par contre, il va sans dire que l’artiste possédait sans doute déjà cette vision de la vie en elle… « Non seulement, j’aime beaucoup le regard des enfants face à l’art, mais j’ai aussi décidé de m’amuser en créant, de ne pas me prendre au sérieux. Je ne me juge jamais quand je crée», explique-t-elle.
Heureux mélange
Pas surprenant de voir qu’Annick Gauvreau refuse aussi les limites quant au médium ou au style. Pas question pour l’artiste de planifier quoi que ce soit dans son processus de création, de raisonner ce qu’elle crée. Il en résulte des œuvres variées, tantôt colorées, tantôt monochromes, tantôt simples, tantôt complexes… Elles présentent deux ou trois dimensions, figuratives ou non; Annick Gauvreau suit son imagination pas à pas. « Je n’ai pas de chemin artistique défini, lance-t-elle d’emblée. Mon travail de création n’est pas structuré. Il est plutôt comme un fil que je suis au gré de mes inspirations », précise-t-elle. Ainsi, l’exposition qu’elle lancera au Musée promet une grande diversité de styles. On y retrouve des sculptures d’objets récupérés, des toiles texturées, d’autres monochromes, à l’acrylique ou au feutre et toutes inspirées de sujets hétéroclites… « De cette façon, je n’ai pas du tout l’impression de m’éparpiller, il s’agit plutôt de tous les côtés de ma personnalité », continue-t-elle, enthousiaste.
Plaisir des rencontres
C’est avec une grande hâte qu’elle prépare son exposition, dont le vernissage aura lieu ce dimanche 27 avril. « Malgré mon âge, je suis une jeune artiste, et c’est un grand plaisir pour moi de rencontrer les gens de chez nous », exprime celle dont la dernière exposition solo en région remonte à 2005, à la maison Trestler. « Le vernissage, tout comme la création, nous place dans un état d’abandon. On fait tout ce qu’on a à faire, mais le résultat, la réaction des gens ne nous appartiennent pas. En même temps, une exposition, c’est aussi un mode d’expression. C’est une forme de dialogue avec les gens », laisse-t-elle entendre, visiblement comblée d’exposer au Musée, auprès des gens d’ici.

Annick Gauvreau se fera donc un grand plaisir d’accueillir les gens à son vernissage. Au total, elle est fière d’y présenter 48 œuvres, le résultat de sa création depuis deux ans. Ce sera l’occasion pour le public de voir la personnalité d’Annick Gauvreau dans toute sa splendeur et de sourire à chaque détour. Le vernissage aura lieu le dimanche 27 avril de 14 h à 16 h, et l’exposition se poursuivra jusqu’au 8 juin. Par ailleurs, une autre rencontre avec l’artiste est aussi prévue le dimanche 25 mai de 14 h à 16 h. Pour obtenir plus de renseignements sur l’exposition, il faut composer le 450 455-2092 ou visiter le www.mrvs.qc.ca.

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