À 17 ans, Sarah Hébert-Seropian jouera pour l’équipe de soccer de l’Université Brown. (Photothèque)
La joueuse de soccer n’a que 17 ans
Sarah Hébert-Seropian jouera pour l’Université Brown
Vaudreuil-Dorion — La joueuse de soccer d’élite Sarah Hébert-Seropian, de Vaudreuil-Dorion, poursuivra ses études et sa carrière sportive en septembre prochain à la prestigieuse Université Brown. Et elle n’a que 17 ans.
Elle s’est taillé une place au sein de l’équipe de soccer de cette université américaine, où seuls 1 484 postulants ont été admis sur 19 100 demandes, malgré son jeune âge. La ligue de Brown joue contre d’autres institutions de même envergure, dont Harvard, Princeton, Columbia et Yale.
C’est pourtant sur les terrains de soccer de Vaudreuil-Dorion et de Pincourt que Sarah a appris les rudiments de ce sport, alors qu’elle fréquente le collège Charlemagne et l’école Pierre-Elliot-Trudeau.
En 2001, elle se joint au programme d’espoirs sportifs initié par l’Association régionale de soccer du Lac-Saint-Louis et placé sous la responsabilité de Valmie Ouellet et Pat Raymondo. Elle n’a que 12 ans, mais déjà son équipe connaît une saison sans défaites et gagne les médailles d’or à la finale des Jeux du Québec ainsi qu’aux tournois du Lac-Saint-Louis, de Kingston et de Mississauga.
Sarah entreprend ensuite ses études secondaires au programme sport-études du Collège français de Longueuil. Elle poursuit sa carrière de joueuse de centre à la fois avec le club de son collège et l’équipe FC Sélect Rive-Sud. En 2004, son équipe du programme sport-études du Collège français gagne le championnat provincial scolaire. À deux occasions, Sarah est nommée meilleure joueuse de l’année de son groupe.
De plus, elle participe à trois reprises à la conquête de la Coupe du Québec et en 2005 au Championnat canadien des Clubs.
À 15 ans, elle accède à l’élite canadienne du soccer lorsqu’elle est acceptée au Centre national de haute performance, situé au Centre sportif Bois-de-Boulogne, à Laval. Elle se hisse ainsi parmi les 30 meilleures joueuses de soccer au Québec.
Dès lors, du lundi au vendredi, en plus de ses études au Collège français de Longueuil, elle s’entraîne cinq après-midis par semaine à Laval. Ses journées commencent très tôt le matin à la gare de Vaudreuil, où elle prend le train jusqu’à Montréal. Elle étudie de façon intensive toute la matinée, et elle prend son repas du midi dans un autobus qui transporte jusqu’à Laval les élèves qui participent au programme de haute performance. Elle s’entraîne tout l’après-midi, avant de finir ses travaux scolaires.
En juillet 2007, en compagnie des meilleures jeunes joueuses américaines, elle joint le camp de soccer annuel de l’Université Stanford, en Californie. Elle est sélectionnée parmi les 200 joueuses d’élite présentes afin de faire partie d’un groupe d’une quinzaine de joueuses qui ont eu la chance de s’entraîner avec monsieur Paul Ratcliffe, entraîneur-chef de l’équipe de soccer féminine de Stanford, qui figure parmi les cinq meilleures aux États-Unis.
« Le camp de soccer de Stanford s'est très bien déroulé. Je me suis mesurée à certaines des meilleures joueuses au pays et je me suis rendu compte à quel point les enseignements que nous avions reçus de nos entraîneurs étaient pertinents », a mentionné l’athlète vaudreuilloise.
Puis, lors du College Surf Cup de San Diego, l’entraîneur de soccer de l’équipe féminine de l’Université Brown la remarque.
Sarah envoie sa candidature à plusieurs universités américaines. Elle reçoit une dizaine d’offres, mais choisit l’Université Brown. Elle compte y faire des études en biologie et en neuroscience, pour ensuite poursuivre en médecine.