Les besoins d’amélioration aux infrastructures routières. (Photothèque)
Dans un mémoire au gouvernement
La MRC indique ses besoins urgents d’infrastructures routières
Si elle veut devenir un chaînon important de la porte continentale et du corridor commercial Ontario-Québec, la MRC de Vaudreuil-Soulanges doit apporter d’importantes améliorations à ses infrastructures routières. Dans un mémoire au gouvernement, elle a fait valoir l’urgence d’agir.
Un protocole d’entente sur le développement de la porte continentale et du corridor commercial Ontario-Québec a été signé entre le Canada, l’Ontario et le Québec. Son objectif : créer un réseau de transport stratégique, intégré et concurrentiel à l’échelle mondiale pour faciliter les échanges commerciaux internationaux.
La région veut profiter de cette occasion unique, mais ses infrastructures routières présentent d’importantes faiblesses. C’est pourquoi la MRC a fait connaître ses besoins immédiats lors des consultations publiques sur la stratégie d’intervention dans ce corridor commercial.
Vaudreuil-Soulanges, un centre névralgique
Vaudreuil-Soulanges, au centre de ce corridor, est considérée comme un lien essentiel dans le transport de marchandises. Elle est la seule liaison possible entre l’Ontario et le Québec par le sud du fleuve Saint-Laurent au-delà de Salaberry-de-Valleyfield.
La valeur des marchandises qui transitent vers l’Ontario s’élève à 19 G$; celle des marchandises qui entrent au Québec est de 21 G$, estime Statistiques Canada. L’Ontario et le Québec contribuent à près de 60 % des exportations et du produit intérieur brut du Canada. Tout ce trafic passe par Vaudreuil-Soulanges. En plus, près de 6 000 wagons du CP et du CN transitent par la région.
Entre 2005 et 2025, la demande de transport passant par le Québec augmentera de 26 % sur la voie maritime, de 15 % sur les chemins de fer et de 50 % sur les routes, ce qui représente 90 millions de tonnes de plus qu’en 2005. Près de 70 % de cette marchandise passera par Vaudreuil-Soulanges.
Cependant, les sérieuses lacunes des infrastructures routières de la région ralentissent la fluidité du transport. « Quand on arrive dans Vaudreuil-Soulanges, le portique, au lieu de s’élargir, se rétrécit et conduit à des goulots d’étranglement. La porte continentale en arrivant au Québec ne s’ouvre pas; elle se referme », indique le mémoire.
La MRC demande au gouvernement d’agir rapidement, sans quoi Vaudreuil-Soulanges pourrait vivre des problèmes d’infrastructures majeurs.
Projets multimodaux
Non seulement des milliers de camions circulent dans le corridor commercial, mais aussi la région accueillera deux centres intermodaux d’envergure et plusieurs entreprises de transformation et de transport.
Les employés du Centre de distribution Canadian Tire de Coteau-du-Lac, un édifice de 1 750 000 pieds carrés, déplaceront quelque 25 000 conteneurs par année. Le complexe intermodal du CP aux Cèdres pourrait entraîner la manutention de 500 000 conteneurs chaque année. Tous ces camions utiliseront nécessairement le réseau routier de Vaudreuil-Soulanges.
Infrastructures nécessaires
@R:L’autoroute 30 métamorphosera la région. L’échangeur reliant les autoroutes 20, 30 et 540 aura la même envergure que l’échangeur Turcot.
Par conséquent, la MRC juge essentiel d’investir massivement dans la restructuration des infrastructures routières de Vaudreuil-Soulanges, afin de permettre une circulation fluide.
Elle déplore le passage de l’autoroute 20 dans le secteur urbain de Dorion. Bien que des plans existent depuis des années, le gouvernement tarde à lancer le projet. La nouvelle configuration de l’autoroute 20 engendra des conséquences négatives. C’est pourquoi la MRC affirme qu’il faudra créer un nouvel axe reliant les deux secteurs pour faciliter les déplacements entre Dorion et Vaudreuil.
Le boulevard André-Chartrand doit être priorisé pour soulager la congestion dans Vaudreuil-Dorion. Le nombre de voies de l’échangeur entre la 540 et la 40 devra passer d’un à deux.
Une sortie devra être aménagée sur la 540 à la hauteur de la montée Cadieux à Vaudreuil-Dorion pour que les camionneurs aient accès au parc industriel Joseph-Carrier.
À L'Île-Perrot et à Pincourt, la MRC veut construire un pont routier (viaduc) à la hauteur du Grand Boulevard et du boulevard de l’Île. À la hauteur du boulevard Don-Quichotte, un échangeur complet devrait être bâti. La MRC demande également une étude de circulation globale sur l’effet des autoroutes sur les routes secondaires.
À Coteau-du-Lac, un échangeur devra être aménagé pour faciliter l’accès des trains routiers. Un pont routier devra être reconstruit et une voie de décélération doit être prévue. Des solutions de rechange sont prévues par la route 201 au prolongement de la voie qui conduit à Salaberry-de-Valleyfield par le pont Monseigneur Langlois.
Aux Cèdres, la gare intermodale a besoin d’un accès à l’autoroute 20 à la hauteur de la sortie Saint-Dominique. La MRC propose la construction d’une voie de desserte entre le fleuve et l’échangeur principal de Vaudreuil-Dorion accéder à l’autoroute 30.
Des fonds publics devront être investis dans les infrastructures routières de Vaudreuil-Soulanges, indique la MRC dans son mémoire.