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La forêt comme richesse naturelle

Commission régionale sur les ressources naturelles et le territoire

Elizabeth Caron par Elizabeth Caron
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Article mis en ligne le 2 février 2010 à 16:27
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La forêt comme richesse naturelle
Commission régionale sur les ressources naturelles et le territoire
Le premier forum des partenaires de la Commission régionale sur les ressources naturelles et le territoire (CRRNT) a eu lieu le 21 janvier à Salaberry-de-Valleyfield. Voici le premier de trois articles sur le travail de la Commission régionale des élus (CRE) de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent en vue du Plan régional de développement intégré des ressources naturelles et du territoire.
Faits saillants, problèmes et orientations en lien avec la forêt
Les transformations d’origine anthropique ont forgé le paysage forestier d’aujourd’hui.

Dans les années 1800, le chêne domine les ventes de bois. De 1820 à 1840, l’exploitation forestière s’oriente vers l’extraction du pin blanc avec l’érable à sucre, le bouleau jaune et le hêtre à grandes feuilles. Vers 1850, la pruche de l’est joint les autres essences, qui seront exploitées jusqu’à épuisement des stocks. L’exploitation très lucrative de la potasse avec l’orme et le frêne noir s’ajoute aux effets négatifs. Cette déforestation massive libère des portions de territoire qui serviront à la culture du maïs et de la pomme de terre. L’agriculture connaît alors une importante croissance. Puis, vers 1950, des terres en friche sont petit à petit repeuplées. Plus tard, des fermes laitières et de grandes cultures s’installeront peu à peu sur ses terres devenues de jeunes forêts.

Ces activités ont profondément modifié la composition des forêts et la répartition des parcelles boisées de la région.

Dans la forêt feuillue tempérée de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent (VHSL), la dynamique des perturbations naturelles a sévèrement réduit les peuplements. Si la régénération des trouées s’effectue bien dans un milieu forestier, la qualité du repeuplement sur les terres agricoles laisse à désirer en raison du faible apport en matière ligneuse. Ainsi, aujourd’hui, les superficies forestières comptent pour environ 26 % du territoire de la VHSL. Le couvert forestier fluctue de 7 à 36 %.
Composition végétale des forêts
Dans la VHSL, les peuplements feuillus dominent à 56 %, suivis des peuplements mixtes sur 25 % du territoire, des résineux (5 %) et des non classés (14 %). Les jeunes forêts de moins de 40 ans constituent environ 34 % du territoire, alors que les forêts matures représentent environ 47 % du territoire forestier. Les vieilles forêts ne constituent qu’environ 8 % du territoire. On compte 59 écosystèmes forestiers exceptionnels, totalisant 1844 hectares.
Rôles et fonctions écologiques et socio-économiques du domaine forestier


• habitat pour la faune et la flore terrestre (réserve de diversité biologique);

• régulation du cycle hydrologique, protection de la qualité de l’eau et des sols;

• réservoir et puits de carbone;

• source de produits forestiers ligneux;

• source de produits forestiers non ligneux et d’autres produits;

• lieu d’activités récréatives;

• composante fondamentale du paysage.
Problèmes liés à la forêt


• perte et fragmentation du couvert forestier;

• dégradation des écosystèmes forestiers;

• manque de protection des écosystèmes forestiers;

• difficultés d’approvisionnement régional de l’industrie forestière;

• pénurie de main-d'œuvre dans le secteur de l’aménagement;

• faible mise en valeur du potentiel (sous-aménagement, choix des essences, mise en valeur des friches);

• adaptation aux changements climatiques.
Orientation et stratégies
La réhabilitation vise essentiellement à rétablir certaines fonctions de l’arbre et des écosystèmes forestiers, dont la réintroduction d’essences feuillues. Elle vise également l’équilibre des écosystèmes fonctionnels et doit compter sur tous les principaux gestionnaires du territoire forestier (propriétaires et population).

Le maintien et l’accroissement des superficies forestières constituent un premier pas pour contrer le déboisement et la rareté des écosystèmes forestiers. Ils permettraient également de réduire les effets de la fragmentation sur les populations fauniques et floristiques, sur la mise en valeur des ressources du milieu et sur la qualité de l’air et de l’eau. La protection de la diversité biologique des écosystèmes forestiers entraînerait la réduction des effets sur la faune et la flore. Enfin, favoriser le développement des ressources multiples du milieu forestier permettrait de combler une source de produits forestiers non ligneux, en plus d’assurer les activités récréatives. (E.C.)

Source : Commission régionale sur les ressources naturelles et le territoire

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