RIGAUD – Quand vient le temps de choisir des repas congelés au marché, le choix est incroyablement vaste. Et on se demande parfois si cette nourriture est de bonne qualité. C’est grâce à des techniciennes comme Caroline Langlois, de Delta Daily Food de Rigaud, qu’effectivement, les repas congelés sont préparés et contrôlés avec la plus grande vigilance.
D’abord, il convient d’expliquer ce que font ces techniciens. On les appelle également les techniciens en transformation des aliments et des boissons. Ils travaillent à la conception, à la formulation ou à la mise au point de produits alimentaires. Ils maîtrisent les techniques et les procédés utilisés dans la fabrication et participent au contrôle de la qualité, au contrôle des procédés ou à la recherche et développement. Ils peuvent faire fonctionner les équipements utilisés dans la transformation, l’emballage et le classement des aliments et des boissons, ou l’encadrement des tâches des techniciens qui effectuent les tests, les analyses, les contrôles, ainsi que la recherche et le développement des produits alimentaires. Les techniciens peuvent finalement travailler dans tous les secteurs d’activité de la transformation des aliments (fruits et légumes, viandes et volailles, boulangerie et pâtisserie, jus et boissons, produits laitiers et leurs sous-secteurs) dans les laboratoires, dans les aires de production, comme représentants techniques, consultants ou pour des agences gouvernementales.
Et la formation ? « Je suis diplômée du collège de Chicoutimi où j’ai suivi le cours « Technique en diététique ». Je dois m’assurer que tous les produits rencontrent les spécifications de la clientèle, de l’entreprise et les exigences du gouvernement. Nous devons contrôler la qualité en regardant, en touchant et, bien sûr, en goûtant », explique Caroline qui œuvre chez Delta Daily Food depuis quatre ans. De plus, la technicienne vérifie la grosseur, la disposition des aliments, de même que la texture.
« Je dois m’assurer que le client soit satisfait, oui, mais je participe activement au processus de développement du produit. Je peux émettre des suggestions, des commentaires pour améliorer le produit. C’est très valorisant », nous dit Caroline Langlois.
Au laboratoire où elle travaille, il y a deux quarts de travail. Un de jour et un de soir. « Le jour, on axe le travail sur la production et la réception des marchandises et le soir, il y a la production qui se poursuit, mais on ajoute tout le travail en laboratoire », explique Caroline. Le salaire d’un technicien se situe entre 25 000 $ et 30 000 $ selon l’entreprise. Et les possibilités d’avancement ? « Je suis aujourd’hui coordonnatrice de l’assurance qualité et programme HACCP », indique-t-elle. Caroline est aussi une experte en diététique, une branche de plus en plus en vogue de nos jours puisque la population est consciente que manger mieux est un gage de santé.
Plusieurs cégeps au Québec ont inscrit cette technique à leur programme. Pour en savoir plus, on peut consulter le site
www.csmota.qc.ca Dans un prochain article, nous traiterons dans du secteur de la fabrication des produits en plastique.