Il y a anguille sous roche…
« Québec versera 120 000 $ aux pêcheurs d’anguilles dont les installations ont été endommagées lors de la tempête de vent survenue les 28 et 29 octobre 2006… ».
Pendant ce temps, de nombreux acériculteurs de la Montérégie Ouest, qui ont essuyé non pas une, mais deux tempêtes de vent, dont la dernière les 1er et 2 décembre 2006 (des pertes de 400 000 $) se font toujours refuser toute aide du MAPAQ : eux qui avaient même reconnu que les derniers dégâts étaient pires que ceux causés lors de la crise du verglas de 1998.
Comment le MAPAQ peut-il expliquer la politique du « deux poids, deux mesures » de cette situation? Est-ce parce que les pêcheurs d’anguilles, bénéficiaires de l’aide gouvernementale, sont localisés dans les régions de la Capitale Nationale, de Chaudière-Appalache et du Bas-St-Laurent (celle du ministre Claude Béchard)?
Les libéraux convoitent vivement la région de Québec aux prochaines élections provinciales et ne ménage rien… alors qu’à l’ouest de Montréal, ils considèrent que c’est acquis!
Est-ce que ça veut dire que l’agriculture au Québec est maintenant régie par des calculs de stratèges d’élections? Pourrait-on s’attendre à un souci d’équité envers ceux qui travaillent dans notre noble métier?
Je n’ai rien contre l’anguille, mais est-ce que le sirop d’érable, symbole de notre patrimoine national ne devrait pas mériter la même attention!