À vous, les dames du conseil d'établissement de l'École du Papillon-Bleu
En réponse au courrier intitulé Quand la récréation pour les plus petits? Voici mon opinion sur vos demandes de récréation en après-midi!
Étant une mère de trois enfants, qui sont tous d'âge scolaire, et ayant déjà siégé au conseil d'établissement pour la même commission scolaire que la vôtre, c'est-à-dire celle des Trois-Lacs, je trouve votre demande un peu exagérée. Laissez-moi le soin de m'expliquer.
Voici les faits que vous avez omis de mentionner...
Les enfants ont déjà une pause de 20 minutes le matin, et ce, sans compter les déplacements et habillements. Ils ont aussi un temps de dîner de 1 h 20 min. On sait très bien qu'en moins de 20 minutes le dîner est terminé et le temps de bouger et de s'amuser commence... Sachez, mesdames, que le temps de classe en après-midi n'est que de deux heures, et ce, encore une fois, sans compter les déplacements. Comment en plus imaginer une pause de 15 minutes, alors que nous savons que l'enseignante doit elle-même donner sa matière qui, souvent, soit dit en passant, s’avère très légère et agréable (éducation physique, musique, art, etc.) ou même simplement une période-récompense.
J'ai déjà deux enfants au secondaire qui ont très bien survécu à ne pas avoir de récréation en après-midi. Si vous faites le tour des écoles de la Commission scolaire des Trois-Lacs, je pense que vous êtes une des seules écoles à pouvoir bénéficier de ce « privilège » pour vos enfants. De plus, je crois vos propos exagérés, mesdames; il ne fait pas de différence pour un décrocheur du secondaire d'avoir eu ou non les 10 minutes de récréation de plus au primaire. Simplement pour vous rassurer, il n'y a pas 50 % des élèves qui décrochent, comme vous le mentionnez si bien dans votre courrier; vérifiez votre pourcentage, chères dames. Et de grâce, arrêtez de comparer les enfants avec les adultes; ce sont deux mondes bien différents...
J'espère avoir fait la lumière pour ceux qui prennent à cœur de près ou de loin le monde des tout-petits, c'est-à-dire notre relève de demain : LES ENFANTS.