«Avec ce projet de règlement, je suis privée de la construction d’une arène avec les dimensions adéquates », de dire Linda Pépin.(Photo Daniel Cuillerier)
Certains propriétaires ne pourraient respecter les normes internationales
Projet de règlement en zone équestre
Après avoir pris connaissance de toutes les informations relatives au projet de règlement de zonage touchant la zone équestre à Saint-Lazare, Linda Pépin, qui avait fait part d’un long plaidoyer lors de la séance du conseil, a fait d’autres découvertes allant à l’encontre du droit de propriété des propriétaires de fermettes et d’écuries, notamment en ce qui a trait à la superficie.
Il faut d’abord savoir que, comme le stipule l’article 347 « la superficie totale des constructions équestres accessoires (abri pour chevaux, écurie et manège équestre) ne doit pas excéder une superficie d'occupation du terrain équivalente à 10 % de la superficie du terrain. »
« Ma propriété fait 8750 mètres carrés et 10 % me laisse 875 mètres carrés et j’ai une grange d’approximativement 170 mètres carrés. Il me reste donc 705 mètres carrés. Si je désire me construire une arène pour chevaux, devrais-je y songer par deux fois? », se demande Linda Pépin.
Ceux qui me connaissent savent que je fais partie de l’organisation d’une des plus importantes compétitions équestres internationales, soit celle de Blainville, ce qui me donne une certaine notoriété en la matière. Cette construction, pour être conforme aux normes internationales doit avoir 1200 mètres carrés ou une dimension de 20 mètres X 60 mètres. Cette dimension est également une règle pour la tenue des Jeux olympiques. Avec ce projet de règlement, je suis privée de la construction d’une arène avec les dimensions adéquates. Auparavant, le règlement de zonage ne limitait pas les dimensions », note Mme Pépin qui répète qu’il s’agit là d’une violation évidente de son droit de propriété.
Mme Pépin réfute également le fait que le maire n’aurait pas toutes les données concernant le nombre de fermettes et leur dimension. « Je lui ai posé cette question et il n’a pu me répondre adéquatement », rappelle Linda Pépin.
Cette dernière a l’intention de poursuivre ses recherches à propos de la légitimité de certains points de ce projet de règlement.