Les canards semi-domestiques essaient tant bien que mal de se nourrir dans un milieu qui leur est étranger.
Un animal, ce n’est pas un cadeau!
Abandons d’animaux dans le milieu naturel
Des animaux, quels qu’ils soient, sont trop souvent offerts en cadeau à Noël, à Pâques ou encore comme récompense. Considérés alors comme des objets, ces animaux seront bientôt « jetés après usage », aussitôt que leur taille, leur physionomie, leur longévité et les dépenses qu’ils entraînent dérangent leur propriétaire. La période de déménagement apporte également son lot d’abandons.
Dans la grande majorité des cas, les achats « coup de cœur » se terminent rapidement par un voyage en voiture et la « libération » des animaux bannis de la maison familiale. Grâce à plusieurs campagnes de sensibilisation, le nombre d’animaux abandonnés est à la baisse, mais encore beaucoup trop élevé lorsque l’on pense que ces animaux ne devraient jamais avoir été achetés ou adoptés.
"Un animal de compagnie n'est, ni un jouet, ni un objet. L'adopter ou l'acquérir c'est s'engager dans un parcours de tendresse et une relation épanouissante qui a ses règles, sa durée et ses implications pratiques. C'est une grande responsabilité qui implique donc des devoirs et des contraintes et c'est pourquoi cette acquisition doit être mûrement réfléchie", rappelle Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 Millions d'Amis. Par le lancement, année après année, de multiples actions de sensibilisation, l'action de la Fondation 30 Millions d'Amis a permis de faire reculer de 400 000 à 60 000 le nombre d'abandons annuels.
Les sans-abris de Vaudreuil-Soulanges
Le caractère champêtre et la proximité des fermes font de Vaudreuil-Soulanges une région choisie par bien des propriétaires d’animaux qui veulent se départir de leurs animaux.
Linda St-Germain qui réside dans la Baie de Vaudreuil a observé un groupe de canards depuis le printemps. N’appartenant pas à des espèces sauvages, ces canards sont possiblement des oiseaux domestiques qui ont été relâchés au printemps, comme des dizaines de cannetons et de poussins achetés à Pâques. Malheureusement, ces animaux ne sont pas équipés pour faire face aux conditions en milieu naturel. De plus, ils introduisent des maladies qui peuvent affecter les populations sauvages. La problématique de l’abandon d’animaux peut être évitée en évaluant bien les responsabilités reliées à un animal et en contactant les organismes de protection des animaux comme la Société protectrice canadienne des animaux (SPCA) avant de délaisser un animal.