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Un bon coup de pouce pour les producteurs

Marie-Jacinthe Roberge par Marie-Jacinthe Roberge
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Article mis en ligne le 31 août 2007 à 12:05
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Un bon coup de pouce pour les producteurs
Au marché de Coteau-du-Lac, l’ambiance de camaraderie qui se développe entre les producteurs contribue aussi au plaisir qu’ils ont tous à y participer.
Marché champêtre de Coteau-du-Lac
Un bon coup de pouce pour les producteurs
Le public qui afflue à chaque samedi matin au marché champêtre de Coteau-du-Lac est fervent des produits locaux de façon évidente; chaque semaine de beau temps voit augmenter le nombre de visiteurs qui se présentent au marché. De leur côté, les producteurs qui y tiennent un kiosque y trouvent-ils leur compte? Si on en croit la majorité des commentaires reçus, il semblerait que oui. Non seulement le marché est-il rentable pour eux, mais il offre également de nouvelles opportunités.

Selon Christian Madore, coordonnateur du marché, la grande majorité des producteurs y ont d’abord trouvé là une belle opportunité de se faire mieux connaître du public. « Bien souvent, les gens ne les connaissent pas. C’est au marché qu’ils les découvrent et ils constatent à quel point ils offrent de la qualité. Le marché offre donc une excellente vitrine pour les producteurs », raconte le coordonnateur. « En fait, raconte Pierrette Marleau, copropriétaire de la Boulangerie Aux grains de saveurs, nous y rencontrons fréquemment des gens qui nous découvrent pour la première fois. Pourtant, notre commerce est situé tout près… Le marché nous permet donc d’élargir notre bassin de clients », explique-t-elle satisfaite, précisant au passage que cela ne dilue en rien sa clientèle. « Les gens qui nous découvrent au marché sont toujours heureux de savoir que nous sommes ouverts à tous les jours, à quelques pas de là. »
Fidéliser la clientèle
Selon Christian Madore, la fidélisation de la clientèle est là un autre des aspects positifs du marché. « Plusieurs des clients qui ont un coup de cœur pour un produit ou pour un producteur vont par la suite acheter directement à la ferme ou à la boutique. Ainsi, certains des producteurs y ont trouvé là des clients qui seront dorénavant fidèles à l’année. Une fois le marché terminé, on croit que beaucoup de gens continueront à aller acheter leur savon à la boutique, qu’ils iront acheter leur pain à la boulangerie, qu’ils continueront de passer leurs commandes de viandes à l’avance, etc. En ce sens, le marché assure une certaine continuité pour les commerçants. »
Kiosques rentables
Pour les quelques cinq heures que dure le marché à chaque semaine, les producteurs doivent aussi faire suffisamment de ventes pour que leur déplacement valle la peine… « Nous louons nos kiosque à des prix dérisoires, affirme Christian Madore, mais ils doivent aussi faire des ventes raisonnables… En fait, jusqu’à maintenant, on peut dire que tous y trouvent leur compte, mais certains vendent évidemment plus que d’autres. Parmi les plus populaires, on compte évidemment la boulangerie, mais aussi la viande, les produits de l’érable et les fruits et légumes. Pour les autres, les ventes sont également bonnes. Certains sont très heureux de pouvoir écouler leurs surplus maraîchers, d’autres y trouvent simplement un autre point de distribution supplémentaire… »
Qu’en est-il de la compétition?
Les organisateurs n’offrent pas d’exclusivité aux producteurs, laissant alors place à de la compétition à l’intérieur même du marché. « Notre rôle est de laisser la chance à tout le monde, à condition qu’ils soient de Vaudreuil-Soulanges. C’est pourquoi nous avons deux producteurs de miel au marché et plusieurs producteurs maraîchers, par exemple, mais je ne crois pas que ce soit problématique en soit. Ils réussissent néanmoins à vendre et ça permet aux consommateurs de bien différencier ce qu’ils font », indique-t-il. De son côté, Carole Bilodeau de la Fromagerie de Péveril, trouve la compétition du marché contraignante. « Je fais du fromage de chèvre et je vends tout près de la fromagerie Montefino, ce qui dilue certainement mes ventes, admet-t-elle. Un kiosque pour mes seuls fromages ne serait pas rentable, c’est certain. Par contre, on me laisse la possibilité de laisser un autre producteur vendre mes formages, ce qui fait que mes produits sont disponibles au marché sans que je sois obligée d’y tenir un kiosque », explique-t-elle satisfaite qu’on lui offre cette souplesse.
Bilan positif
En somme, le marché de Coteau-du-Lac semble en excellente santé. Les visiteurs y trouvent de la variété et de la fraîcheur et les producteurs y trouvent une belle visibilité et la rentabilité. « Bien sûr, on a déjà l’intention d’améliorer des choses pour l’année prochaine, mais nous sommes grandement satisfaits des conclusions préliminaires de cette année » a conclu Christian Madore.

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