Et si c’était une image… de barreaux politiques!
La lecture du topo de l’aspirant-député de Vaudreuil-Soulanges en date du 20 octobre 2007, a tout de la légitime défense. Il n’est pas sans me rappeler l’expérience de quelques-uns de mes clichés d’il y a peu : contour imprécis, flash, surimpression de deux photos, bref un petit désastre. Évidemment, je jette sans regret. Pas de discussion possible. Je m’explique.
Le début de la confusion n’est pas banal. Les élus des deux partis fédéralistes ne répondent plus à l’appel de leur chef respectif. Les sénateurs servent de relève pour l’action terrain. Les vieux partis traditionnels n’auraient plus rien d’inspirant pour le Québec. C’est maintenant la redondance des sénateurs après celle des députés. Si ce n’était que de cela…
La deuxième confusion, celle qui mène à la tromperie, relève des choix politiques majeurs et importants pour le Québec. Il ne s’agit pas d’une brouillerie sans gravité. Car ce parti a d’abord fait un choix lourd de conséquences : celui d’un budget enrichissant les marchands d’armes et développant le complexe militaro-industriel. Et cela, en lieu et place d’un budget économico-social. Le général Hillier ne prépare-t-il pas le terrain actuellement en Afghanistan pour une rallonge de 4-8-10 ans (Radio-Canada télé 25 octobre 2007)?
Et que dire de Kyoto sinon que le Québec croit plus fermement encore que la trahison demeure le fait de ce parti. Voilà le double désastre annoncé me renvoyant l’image d’autant de barreaux politiques enfermant le Québec dans l’idéologie conservatrice. Et on voudrait continuer de nous plaire avec une baisse de taxe de 1 % de la TPS. Non mais, pour qui nous prend-on ? À vrai dire, seuls le pouvoir et les impératifs d’argent intéressent cette formation et … au diable la planète.
D’autre part, on connaît la débine du Parti libéral. Le travail de reconstruction devrait prendre une génération. Voilà pour le portrait des deux béquilles chancelantes du fédéraliste « asymétrique » au Québec. Personne ne devrait plus être dupe de leurs politiques aussi aléatoires qu’un jeu de finasseries ou de mauvais paris. S’il me vient un peu d’inquiétude à regarder le « souque-à-la-corde » des vieux partis fédéraux, elle est due à l’image pas très ancienne d’un spectre formé de deux scorpions dans un bocal. Conseil de laborantin: garder fermer.
Mais mon assurance plus grande me vient de la simple présence du Bloc québécois travaillant plutôt bien que mal à contrer la dérive du Québec orchestrée par ces vieux partis. Nous avons affaire à deux colosses aux pieds d’argile. Ne s’agit que de prendre pied collectivement. Nous pourrions faire ensemble une pierre deux coups. C’est bien parti.